2. Tout couvert

2. Tout couvert

Aucun homme plein de péché, ni aucun homme plein de lèpre,
n’a besoin d’attendre plus longtemps pour être rendu net.
Le Sacrificateur, notre Sauveur, se tient précisément là pour remédier à cette condition.
Écoutez le brigand sur la croix :
« Nous recevons ce que méritent les choses que nous avons commises. »
Et voici que, le jour-même, il entrait au Paradis avec son Sauveur et Seigneur…

Passons maintenant aux versets 12 et 13. Nous nous trouvons là en présence d’une déclaration des plus extraordinaires : « Et si la lèpre fait éruption sur la peau, et que la lèpre couvre toute la peau de celui qui a la plaie, de la tête aux pieds, autant qu’en pourra voir le sacrificateur, le sacrificateur le verra : et voici, la lèpre a couvert toute sa chair ; alors il déclarera pur celui qui a la plaie : il est tout entier devenu blanc ; il est pur. » Voilà qui est étrange ! Lorsqu’il y a quelques mois, quelques années, il avait été amené au sacrificateur n’ayant qu’une petite boursouflure, une dartre ou une tache blanchâtre, celui-ci l’avait déclaré impur. Il dut alors sortir du camp et habiter dans la solitude… Aujourd’hui il est tout couvert, et que dit le sacrificateur ? : « Vous êtes net ! » Qu’est-ce que cela peut bien signifier ? Ah ! cela nous parle d’un pauvre pécheur qui n’a pas un mot à dire pour sa défense. Nous pouvons voir, dans la Bible, bien des lépreux entièrement couverts de lèpre et qui tous furent rendus nets.Remarquons le cas de Simon Pierre dans le chapitre 5 de Luc. Il découvre pour la première fois qu’il est couvert de lèpre. Écoutons-le dire au Seigneur : « Retire-toi de moi car je suis un homme pécheur – ou plein de péché ». Dans un vase plein d’eau, il n’y a pas de place pour ajouter quoi que ce soit ; s’il s’agit d’un homme plein de péché, il n’y a de place pour aucun bien en lui. Tel était l’apôtre Pierre !

Voyez un peu plus loin, au verset 12 du même chapitre : « Et il arriva, comme Il était dans une des villes, que voici un homme plein de lèpre ; et voyant Jésus, il se jeta sur sa face et Le supplia disant : « Seigneur, si Tu veux, Tu peux me rendre net ! » Et, étendant la main, Il le toucha, disant : « Je le veux, sois net ! » Aucun homme plein de péché, ni aucun homme plein de lèpre, n’a besoin d’attendre plus longtemps pour être rendu net. Le Sacrificateur, notre Sauveur, se tient précisément là pour remédier à cette condition. Écoutez le brigand sur la croix : « Nous recevons ce que méritent les choses que nous avons commises. » Et voici que, le jour-même, il entrait au Paradis avec son Sauveur et Seigneur Luc 13 Et qu’arrive-t-il au fils prodigue de Luc 15  ? « J’ai péché conte le ciel et devant toi », confesse-t-il, et à l’instant même les bras du père sont autour de son cou et il le couvre de baisers. » Écoutez le publicain de Luc 18, 13 : « O Dieu, sois apaisé envers moi, pécheur ! » Et il rentra dans sa maison justifié. Que dit encore, sur ce même sujet, l’apôtre Paul : « Je sais qu’en moi, c’est-à-dire en ma chair, il n’habite aucun bien. » Romains 7, 18Et le patriarche Job déclare : « Voici je suis une créature de rien, que Te répliquerai-je ? Je mettrai ma main sur ma bouche. »Job 39, 37    Plus loin il ajoute encore : « J’ai horreur de moi, et je me repens dans la poussière et dans la cendre. » Job 42, 6

Justifié sur-le-champ !

Toujours dans la même note est la remarquable expérience d’ Ésaïe 6, 5 : « Malheur à moi, car je suis un homme aux lèvres impures… » et instantanément la réponse angélique se fait entendre : « Ton iniquité est ôtée et propitiation est faite pour ton péché ! » Oui, ami, tous ceux-là, pour obtenir la guérison, suivirent le même chemin. Tous découvrirent, non seulement qu’ils étaient lépreux, mais encore pleins de lèpre, depuis la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête. Pas un d’entre eux ne sera au ciel à cause de ses bonnes œuvres. Tous rendent témoignage « qu’il n’y a personne qui fasse le bien, non pas même un seul ! » Et, cher lecteur, là où tous ceux-là ont échoué, pouvez-vous espérer réussir ? Ils étaient tous perdus, ruinés, face à l’enfer et ils le reconnurent, prenant la place de pécheurs perdus ; et là seulement, ils obtinrent le pardon et furent rendus nets.

C’est en prenant cette même place que vous aussi obtiendrez le pardon.

Heureux le juste qui peut s’écrier : « Je chanterai devant les hommes et je dirai : J’ai péché et j’ai perverti la droiture et Il ne me l’a pas rendu ; Il a délivré mon âme pour qu’elle n’allât pas dans la fosse, et ma vie verra la lumière. »Job 33, 27 et 28  Dans la phalange des rachetés qui peupleront le ciel, il sera impossible de trouver une seule personne qui pourrait chanter : « Je n’ai jamais péché et je suis venu ici par mes propres moyens ! » Le cantique, là-haut, parle de notre ruine complète mais exalte la Grâce merveilleuse de Dieu. Venez donc ! Venez maintenant ! Venez tel que vous êtes à ce Sacrificateur plein de Grâce. Il attend. Bien plus, Il dit : « Venez, et plaidons ensemble… Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blanc comme la neige ; s’il sont rouges comme l’écarlate, ils seront comme la laine. »Ésaïe 1, 18Il sait que vous êtes plein de lèpre – plein de péché – mais c’est à vous de croire maintenant Son témoignage à votre égard et de prendre la place du pécheur perdu. Le voulez-vous ? Si oui, vous serez nettoyé, pardonné ; paix et bénédiction seront votre partage.

 

Un mot pendant que nous considérons ces versets.

Nous lisons : « Et le jour où l’on verra en lui de la chair vive, il sera impur ! Et le sacrificateur regardera la chair vive et le déclarera impur : la chair vive est impure, c’est de la lèpre. »versets 14 & 15  Cela nous parle de l’homme qui continue dans le péché tout en se reconnaissant pécheur. Il est tout couvert de lèpre, mais il y a « de la chair vive », le péché en activité dans sa chair. On est frappé de voir dans l’Écriture bien des hommes prendre la place des pécheurs et admettre : « J’ai péché ! » et pourtant ne jamais être pardonnés ! Ceux que nous venons de citer et d’autres encore comme Daniel, Daniel 9, 5, Jérémie, Jérémie 14 et Michée, Michée 7, 9, tous ont pris la place de pécheurs devant Dieu et obtinrent pardon et bénédiction. Mais si nous considérons le cas d’hommes tels que Pharaon, Balaam, Acan, Shimi, Judas, nous voyons que tous ceux-ci avaient confessé leur péché, et pourtant leur fin fut la perdition. Ils admettent la lèpre mais la chair vive se voit ! Ils n’éprouvaient pas de haine pour le péché ; il n’y avait aucun désir de l’abandonner. Il n’y avait pas de vraie repentance, mais le péché à l’état d’activité travaillait dans leur chair. Il est solennellement instructif de constater les alternatives de haine et de remords chez Saül. Mais le remords n’est pas la repentance, laquelle a toujours la foi comme corrélatif. La repentance se détourne du péché ; la foi se tourne vers Dieu : les deux vont ensemble. Si je connais la merveilleuse Grâce de Dieu qui me prend, moi pauvre pécheur plein de péché et dans cette triste condition, me purifie, me pardonne et m’amène à Dieu – cette Grâce, dis-je, me fait désirer ardemment vivre dans une sainte conduite, et que le péché n’ait plus la domination sur moi. [1] Mais si je laisse le péché agir librement en moi, je professe que je suis étranger à la Grâce de Dieu qui purifie et qui pardonne.

L’apôtre Jean écrit : « Celui qui pratique le péché est du diable ! »1 Jean 3, 8 Cela ne veut pas dire qu’après avoir été sauvés, nous ne pécherons plus. Le même apôtre nous écrit clairement au sujet de personnes qui pourraient tenir ce langage : « Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes. » Remarquez que ce n’est pas Dieu que nous trompons, ni non plus nos semblables, mais seulement nous-mêmes ! D’autre part, ce verset du Lévitique ne signifie pas que si nous péchons, c’est la preuve que nous n’avons jamais été convertis. Bien souvent le diable a tourmenté de jeunes chrétiens avec une crainte semblable. Une brebis peut tomber dans un fossé et se salir beaucoup, mais elle n’en a pas cessé pour autant d’être une brebis, au contraire, elle sera une brebis malheureuse jusqu’à ce qu’elle en sorte et que sa toison soit nettoyée. Tandis qu’une truie se délecte dans la saleté et dans la boue du fossé. L’une pratique la souillure, l’autre, au contraire l’a en aversion ! Une truie lavée retournera toujours se vautrer dans la boue : elle a toujours été une truie et n’est jamais devenue une brebis. Voyez 2 Pierre 2, 22. Celui que le Seigneur Jésus a rendu net est transformé, non seulement au-dehors, mais également au-dedans par la nouvelle naissance. Il lui est donné un cœur pur, une nouvelle nature que dégoûte le péché, qui l’a en horreur et si celui en qui habite cette nouvelle nature a glissé dans le mal, il ne peut être heureux jusqu’à ce qu’il soit restauré.

 

Notes

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