13. Application

13. L’application actuelle

 

Nous croyons que cette merveilleuse histoire est susceptible
d’interprétation s’appliquant au temps présent,
et contient pour nous une autre leçon.
Bien des passages de l’Écriture ont, nous le pensons, une double signification :
l’une, peut-être, en rapport avec le présent,
l’autre, avec un jour à venir…
Remarquez-le, ceci n’est pas ce qu’Il fera dans l’avenir, mais ce qu’Il a déjà fait.
C’est maintenant déjà que nous sommes placés, saints et irréprochables et irrépréhensibles devant Lui.
Et c’est évidemment durant le temps actuel qu’Il a le pouvoir
de nous garder sans que nous bronchions ;
et maintenant aussi qu’Il trouve Ses délices
à nous placer irréprochables devant Sa Gloire avec abondance de joie.

Nous lisons au Psaume 119, 96  : « Ton commandement est fort étendu. » Et nous croyons que cette merveilleuse histoire est susceptible d’interprétation s’appliquant au temps présent, et contient pour nous une autre leçon. Bien des passages de l’Écriture ont, nous le pensons, une double signification : l’une, peut-être, en rapport avec le présent, l’autre, avec un jour à venir. Nous avons considéré, dans les pages qui précèdent, le côté qui nous parle de notre entrée dans la Demeure céleste, quand nous atteindrons la Gloire du Ciel. Mais nous savons par d’autres passages de l’Écriture que Dieu nous considère, même à présent, comme ressuscités d’entre les morts, et assis dans les lieux célestes, ainsi qu’il est écrit : « Dieu qui est riche en miséricorde, à cause de Son grand Amour dont Il nous a aimés, alors même que nous étions morts dans nos fautes, nous a vivifiés ensemble avec le Christ (vous êtes sauvés par la Grâce)  et nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les Lieux Célestes dans le Christ Jésus, afin qu’Il montrât dans les siècles à venir, les immenses richesses de Sa Grâce, dans Sa Bonté envers nous dans le Christ Jésus. »  Éphésiens 2, 4-7 Remarquez-le, ceci n’est pas ce qu’Il fera dans l’avenir, mais ce qu’Il a déjà fait. Nous comprenons donc qu’il n’est nul besoin d’attendre notre entrée dans la Demeure de Gloire pour jouir des bénédictions du « Huitième jour ».

Déjà maintenant Dieu a fait toutes choses nouvelles pour nous ; déjà nous sommes acceptés dans le Bien-Aimé. C’est maintenant déjà que nous sommes placés, saints et irréprochables et irrépréhensibles devant Lui. Et c’est évidemment durant le temps actuel qu’Il a le pouvoir de nous garder sans que nous bronchions ; et maintenant aussi qu’Il trouve Ses délices à nous placer irréprochables devant Sa Gloire avec abondance de joie. Le type ne s’accomplira dans toute sa plénitude, croyons-nous, que quand nous aurons effectivement atteint notre demeure du ciel, comme nous le chantons quelquefois :

Là, recueillis dans la maison du Père,
Enfants de Dieu, peuple d’adorateurs,
Autour de Toi, bien mieux que sur la terre,
Nous serons rois et sacrificateurs.

En attendant, qu’il est doux de savoir que, spirituellement, nous pouvons dès à présent entrer dans toutes ces Bénédictions et en jouir. Celles qui découlent de l’acceptation de ce sacrifice pour le délit sont les nôtres dès à présent, de même que nous sommes déjà marqués du sang de ce sacrifice sur notre oreille, notre pouce et notre orteil. Il a mis Son Cachet sur nous.

Oh ! cher ami chrétien, que le Seigneur nous accorde la Grâce de marcher dans ce monde de souillures, d’une manière digne de ces insignes sacrés, que nous portons déjà ici-bas ! Puissions-nous veiller soigneusement à ce que rien ne traverse cette oreille marquée de sang, qui soit déshonorant pour Celui qui l’a versé pour nous ! Que tout ce que nous écoutons et disons et pensons soit conforme à Sa mort, car le sang sur l’oreille symbolise sûrement toute la tête ! Mais cette marque ne comporte pas seulement un côté négatif ; elle nous engage dans le positif. Puisse ma tête, avec mon intelligence, mes oreilles, ma bouche, mes yeux, en un mot tout, soit à Lui, et à Lui seul pour toujours. Puissent-ils être employés pour Lui ! Ces organes sont scellés d’une marque de mort : le prix qui a été payé pour les acheter pour Lui. Que Dieu nous garde, afin qu’aucune de nos facultés soit jamais mise au service d’un autre. Comme quelqu’un a dit : Dieu se soucie de l’usage que nous faisons de nos oreilles, car nous sommes maintes et maintes fois avertis de ce que nous y laissons pénétrer. Satan a trouvé une entrée dans la citadelle de l’âme humaine par l’oreille d’Ève et nous en connaissons les résultats désastreux. « Prenez garde à ce que vous entendez » dit le Seigneur au commencement de Son ministère, Marc 4, 24 et les avertissements continuent jusqu’à ce qu’à la fin il soit solennellement prédit : « Ils détourneront leurs oreilles de la Vérité. »  2 Timothée 4, 4 Notre Seigneur Jésus Christ parla « les Paroles de Dieu » qui sont « Esprit et Vie ». Ces communications sont divines, vitales et infiniment bénies. De la gloire magnifique, la voix de Dieu le Père a été entendue, concernant Jésus : « Celui-ci est Mon Fils bien-aimé, écoutez-Le ! »  Luc 9, 35

Cette mienne main, autrefois au service de Son ennemi, est maintenant achetée par ce même Précieux Sang et se réjouira de travailler ou de combattre pour Celui qui se l’est acquise. Il peut en dire : « Que celui qui dérobait ne dérobe plus (ce pourquoi je l’ai employée autrefois), mais plutôt qu’il travaille en faisant de ses propres mains ce qui est bon,  afin qu’il ait de quoi donner à celui qui est dans le besoin. »Éphésiens 4, 28  Autrefois ma main prenait les choses de mon prochain. Maintenant elle est à l’œuvre pour donner à celui de qui j’ai dérobé, ou à celui qui est dans le besoin. Tel est l’effet de ce sang sur ma main droite. Quant à mon pied, trouvant autrefois ses plaisirs à marcher dans ses propres voies, voici qu’il devient actuellement beau alors qu’il est au service du Seigneur et s’en va prêcher la paix et annoncer de bonnes choses. Romains 10, 15

Il me souvient d’un serviteur de Dieu, visitant un jour une famille dont un des membres, une aimable jeune fille, s’était récemment convertie sans toutefois avoir compris la nécessité d’une séparation franche avec le monde et ses plaisirs. Profitant d’un moment où elle était seule avec M.P…, elle lui demanda : – Est-ce mal d’aimer la danse ? – Cela dépend, répondit-il, de ce qui est arrivé à votre orteil droit. – Que voulez-vous dire ? demanda la jeune fille, abasourdie par cette réponse inattendue. Le visiteur lut alors avec elle les versets qui nous occupent en ce moment et lui expliqua les droits de Christ sur ceux qui font profession d’être au bénéfice de Sa mort. La jeune fille, remuée jusqu’au fond de l’âme, n’oublia jamais cette solennelle leçon. Abandonnant aussitôt le monde et ses plaisirs, joyeusement elle s’engagea sur le chemin étroit, à la suite de son Seigneur rejeté. Ainsi ces marques me disent que je ne suis pas à moi-même, que j’ai été acheté à prix, c’est pourquoi il nous est commandé : « Glorifiez donc Dieu dans votre corps. » Ce sang sur l’oreille, le pouce, l’orteil me dit : « Ne livrez pas vos membres au péché comme instruments d’iniquité, mais livrez-vous vous-mêmes à Dieu, comme d’entre les morts étant faits vivants – et vos membres à Dieu ; comme instruments de justice. » Considérant ce signe de mort, ce sang sur mes membres, je m’écrie : « Ô Seigneur, prends ma vie toute entière pour Toi ! » Quand nous méditons sur tout cela, nous sommes contraints de nous demander : « Qui est suffisant pour ces choses ? »  2 Corinthiens 2, 16 Et mieux nous nous connaîtrons, plus fervente sera notre réponse : « Non que nous soyons capables par nous-mêmes… mais notre capacité vient de Dieu. »  2 Corinthiens 3, 5

 

Et cela nous amène à la scène suivante, où le sacrificateur, après avoir aspergé l’huile sept fois devant l’Éternel, l’applique sur notre oreille droite, notre pouce et notre orteil droits, sur le sang du sacrifice pour le délit. Jamais nous ne pourrions nous aventurer à marcher dans ce monde de souillure et de contamination et rester indemnes en n’ayant sur nos membres que le sang du sacrifice pour le délit. Mais ce sang est recouvert d’huile. Cela nous parle de la puissance du Saint Esprit pour nous porter à travers chaque circonstance, pour nous garder, non seulement de tomber, mais même de broncher tout le long de notre chemin à travers le désert. Le Saint Esprit seul peut nous garder de jeter du déshonneur sur ce précieux sang qui nous marque comme chrétiens. Le Saint Esprit, seul, peut nous donner l’énergie de prendre ces membres et de les livrer à Dieu comme instruments pour Son service et pour Lui-même. Pouvons-nous jamais assez Le remercier pour l’huile appliquée sur le sang ? Et de même nous pouvons Le bénir de ce que dès ici-bas, nous sommes au bénéfice du Sacrifice pour le péché. C’est maintenant que nous sommes « morts au péché et vivants à Dieu ». Nous sommes déjà amenés dans cette position de sacrificateurs royaux.Il est vrai que nous participons au rejet de notre Roi absent, mais c’est à nous maintenant que le Saint Esprit écrit : « Vous êtes une sacrificature royale. » Oui, et nous n’attendons pas d’être dans la Gloire pour devenir des adorateurs. Nous le sommes dès maintenant. Il nous est dit que « le Père cherche des adorateurs. » Jean 4, 23 Il ne dit pas qu’Il recherche l’adoration, mais des adorateurs.

 

Qui aurait pu concevoir qu’Il allait les trouver dans la personne de ces pauvres lépreux souillés, maintenant purifiés et approchés de Lui ? Mais telle est la surprenante Vérité. Oui, cher ami chrétien, dès à présent vous et moi avons le privilège, l’infini privilège, d’apporter notre Holocauste, dont nous ne devons pas séparer l’Offrande de Gâteau. Nous les apportons avec un cœur qui déborde et les offrons à Celui qui a tout fait pour nous. Certainement nous pouvons dès aujourd’hui avec des coeurs brûlants nous écrier : « Il a oint ma tête d’huile, ma coupe est comble… »  Psaume 23 De plus, quand nous regardons vers l’avenir, nous pouvons ajouter avec une parfaite assurance : « Oui, la bonté et la gratuité me suivront tous les jours de ma vie, et mon habitation sera dans la Maison de l’Éternel pour de longs jours ! » Alors, chez nous, dans la maison de l’Éternel, nous comprendrons dans toute leur inconcevable Plénitude et leur Gloire, toutes ces Bénédictions que nous avons cherché à contempler pour en jouir déjà ici-bas et nous déclarerons avec cette reine d’un autre âge : « Ce que j’ai entendu dire dans mon pays sur tout ton état et sur ta sagesse était la vérité ;  mais je n’ai pas cru ces choses jusqu’à ce que je sois venue et que mes yeux aient vu ; et voici on ne m’avait pas rapporté la moitié ; tu surpasses en sagesse et en prospérité la rumeur que j’en ai entendue. Heureux tes gens, heureux ceux-ci tes serviteurs qui se tiennent continuellement devant toi  et qui entendent ta sagesse ! »  1 Rois 10, 6 – 7

 

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