6. Le Phérésien

Le nom Phérésien veut dire qui appartient à un village.
Les villages ont une connotation de petitesse.
Les personnes qui grandissent dans un village ont des opportunités de croissance très limitées
dans les domaines éducatif, culturel et de loisirs…

Voici le Phérésien, sixième article d’une série de sept sur « Les Sept Esprits du Mal » que nous montre l’Écriture.

1. Quelle est la signification du nom ?
2. Les Phérésiens sonr des « P’tit Tim »
3. Qui a handicapé les Phérésiens ?
4. Honte à toi !
5. Je crois aux anges
6. …Tellement plus à dire !

Dans cet article, nous étudierons l’Esprit phérésien parmi les différents esprits méchants. Il est important de comprendre comment chacun d’eux agit, afin de savoir les identifier et de pouvoir ensuite vérifier si nos cœurs sont infectés par l’un ou l’autre d’entre eux. Nous pourrons aussi, ensuite, les reconnaître chez les autres. Ces Esprits mauvais sont une réalité et font des ravages dans la vie des croyants et des incroyants. Aussi est-il important de reconnaître leur modus operandi. Des livres entiers pourraient être écrits sur chaque type d’Esprits méchants et nous ne pourrions pas encore en faire le tour dans un seul article. En conséquence, les articles de cette série sont un survol court de chaque type d’Esprit. Plus tard d’autres articles détailleront chacun d’eux. Chaque fois que nous nous référerons à un Phérésien nous pourrons parler

– soit d’un Esprit phérésien
– soit d’une personne infectée par ce type d’esprit mauvais.

« Les Sept Esprits du Mal »

Nous prendrons d’abord le temps d’en faire la liste : « Quand l’Éternel, ton Dieu, t’aura introduit dans le pays où tu entres pour le posséder, et qu’Il aura chassé de devant toi des nations nombreuses, le Héthien, et le Guirgasien, et l’Amorrhéen, et le Cananéen, et le Phérésien, et le Hévien, et le Jébusien, sept nations plus nombreuses et plus fortes que toi, et que l’Éternel, ton Dieu, les aura livrés devant toi, et que tu les auras frappés, tu les détruiras entièrement comme un anathème ; tu ne traiteras point alliance avec elles, et tu ne leur feras pas grâce. » Deutéronome 7, 1-2 Nous avons là les instructions de Dieu données au peuple d’Israël avant son entrée dans la Terre Promise. Cela signifie que chacun d’entre nous – tout comme l’église dans son ensemble, nous devons être capables de soumettre ces sept nations pour pouvoir entrer dans notre Héritage Spirituel ! Ces sept nations (ou peuples) sont :

Ces nations étaient de vrais peuples dans le passé. Elles représentent maintenant sept sortes d’ Esprits méchants, qui sont les contreparties mauvaises des Sept Esprits de Dieu.

Dieu voulant, nous étudierons aussi « Les Sept Esprits de Dieu » ultérieurement. Quand nous regardons la signification des noms de ces nations, nous commençons à entrer dans la compréhension des types qu’elles représentent.

NOM

SIGNIFICATION

EFFETS

HÉTHIEN fils de la terreur tourments subliminaux,  »voir note » [1] phobies, terreur, dépression, tromperie...
GUIRGASIEN habitant de l’argile centrage sur les choses terrestres, incrédulité…

AMORRHÉEN

montagnard, …renommé obsession de la renommée terrestre et de la gloire, domination...

CANANÉEN

peuple de la plaine dépendances (drogue, alcool… ) perversions, recherche exagérée de plaire

PHÉRÉSIEN

appartenant à un village vision limitée, paresse, faible estime de soi…

HÉVIEN

villageois vision limitée à la jouissance d’un héritage terrestre, hédonisme…

JÉBUSIEN

batteur de céréales suppression de l’autorité spirituelle chez les autres croyants, légalisme…


[1] Une « perception subliminale » est la perception d’un objet (image, message, publicité…) à la limite de sa reconnaissance par le sujet. Un « tourment subliminal » est donc un tourment dont on n’a pas vraiment conscience.

Dans cet article, nous étudierons l’Esprit phérésien.

 

1. Quelle est la signification du nom ?

 

Le nom « Phérésien » nous renseigne, comme nous l’avons mentionné dans le premier article de la série « Les Sept Esprits Méchants ». Il veut dire qui appartient à un village. Les villages ont une connotation de petitesse. Les personnes qui grandissent dans un village ont des opportunités de croissance très limitées dans les domaines éducatif, culturel et de loisirs.

Les villageois, s’ils ne sont pas attentifs, peuvent se cantonner à une vision très limitée de la vie. Les rêves naissent facilement dans un environnement stimulant, riche en options et en opportunités. Celles-ci sont très limitées dans un village et ses habitants risquent bien de ne pas pouvoir rêver à de grandes choses… Les plus courageux vont quitter le village afin de réussir dans les grandes villes.La chanson « New York, New York… » de Frank SINATRA serait donc un bon exemple de chanson antidote de l’Esprit phérésien :

Commencez à répandre la nouvelle : je m’en vais aujourd’hui !
Je veux en faire partie : New York, New York…
Ces chaussures vagabondes ont hâte de la parcourir,
D’errer en plein cœur de la ville : New York, New York…

Je veux me réveiller dans la ville qui ne dort pas
Et me retrouver au sommet, en haut de l’affiche…

Cette déprime des petites villes commence à fondre :
Je prendrai un tout nouveau départ dans le vieux New York ;
Si je peux réussir là, je pourrai réussir partout,
Cela dépend de toi, New York, New York…

Le villageois a tendance à se voir comme une personne « minus » et insignifiante, membre d’une communauté de « minus » et de gens insignifiants, car le village crée ce sentiment d’infériorité.Les prisonniers de l’Esprit phérésien se considèrent donc comme des personnes au faible potentiel : leur seul objectif sur la terre est de vivre une petite vie tranquille bien « pantouflarde » et d’éviter de croiser le chemin des VIP – Very Important Persons. Ces gens dominés par l’Esprit phérésien sont certains de leur propre petitesse, mais croient aussi à celle de ceux qui les entourent, y compris même leurs enfants. L’Esprit phérésien peut, par conséquent, conduire à une stagnation spirituelle sur plusieurs générations ! L’Esprit phérésien produit la pauvreté de nombreuses générations – pauvreté spirituelle et matérielle – car la stagnation conduit toujours à la pauvreté dans tous les domaines.

2. Les Phérésiens sont des « P’tit Tim »

 

Le Seigneur m’a soufflé ce nom tandis que je préparais cet article. J’ai entendu le Seigneur me souffler « P’tit Tim » dans l’oreille droite lorsque je me préparais à écrire cet article (le 3 juillet 2004). Pour être honnête, je ne savais vraiment pas qui était « P’tit Tim », même si j’avais déjà entendu ce nom. Le Seigneur me dit alors de chercher sur Internet pour le découvrir. Au cours de mes recherches, j’ai trouvé l’histoire d’un petit bébé qui a survécu à un avortement (vous pouvez la lire en anglais à cette adresse : Faithful Hope ) J’ai aussi appris que « P’tit Tim » [1] était le nom d’un personnage du conte de Noël de Charles DICKENS.

Je suis contre Noël depuis longtemps : les origines de cette fête sont païennes et non bibliques ! Je suppose que c’est la raison de mon ignorance sur ce personnage. Peu importent nos intentions : Jésus ne nous a pas dit de célébrer Noël ! C’est l’homme qui a essayé de trouver un moyen humain de plaire à Dieu, et Il a horreur de cela ! Noël est un moyen inventé par les hommes pour convertir les païens au christianisme… Si vous n’êtes pas d’accord, je vous encourage à rechercher les origines de Noël. Priez Dieu qu’Il vous montre les implications spirituelles de cette fête ! Alors vous pourrez en juger par vous-même, dans l’Esprit. J’ai compris pourquoi le Seigneur m’a soufflé ce nom « P’tit Tim » tandis que je préparais cet article : « P’tit Tim » était un enfant handicapé, dans l’histoire de DICKENS.Le bébé avorté – nommé « P’tit Tim » par l’infirmière qui l’a accompagné pendant ses quelques heures de vie – était un jeune être vivant considéré comme insignifiant par sa mère, mais très important aux Yeux de Dieu. J’ai compris d’après ma lecture que sa mère s’était repentie, alors Dieu lui a pardonné.

Les Phérésiens sont, comme « P’tit Tim », des handicapés, des boiteux qui se sentent indignes et spirituellement incapables de marcher seuls. Le Seigneur déclare que Jonathan, le fils de Saül, avait un enfant nommé Mephibosheth. Il devint boiteux car sa nourrice le fit tomber en s’enfuyant quand elle entendit que Saül et Jonathan étaient morts au combat. Elle s’enfuit par crainte que le nouveau roi ne veuille tuer tous les membres de la famille royale de Saül : « Jonathan, fils de Saül, avait un fils perclus des pieds ; il était âgé de cinq ans lorsque le bruit touchant Saül et Jonathan vint de Jizreël ; et sa nourrice l’emporta, et s’enfuit ; et il arriva que, comme elle se hâtait de fuir, il tomba et devint boiteux ; et son nom était Mephibosheth. » 2 Samuel 4, 4   David voulut bénir Mephibosheth, car il aimait son père, et il l’appela devant lui : « Le roi David envoya, et le prit de la maison de Makir, fils d’Ammiel, à Lodebar. Et Mephibosheth, fils de Jonathan, fils de Saül, vint vers David, et il tomba sur sa face et se prosterna. Et David dit : Mephibosheth ! Et il dit : Voici ton serviteur ! Et David lui dit : Ne crains point, car certainement j’userai de bonté envers toi à cause de Jonathan, ton père, et je te rendrai tous les champs de Saül, ton père, et tu mangeras continuellement le pain à ma table. Et il se prosterna, et dit : Qu’est ton serviteur, que tu aies regardé un chien mort tel que moi ? » 2 Samuel 9, 5-8 Mephibosheth avait développé une très faible estime de soi en grandissant, à cause de son handicap. Remarquez comment, même après avoir entendu les paroles de David, favorables à son égard, il se définit comme un chien mort au verset 8.

Les Phérésiens sont des infirmes, des boiteux qui se sentent indignes et spirituellement incapables de marcher seuls. La Marche, dans l’Écriture, est une figure spirituelle de la capacité à conquérir et à établir l’Autorité du Royaume : « Moïse, Mon serviteur, est mort ; et maintenant, lève-toi, passe ce Jourdain, toi et tout ce peuple, pour entrer dans le pays que Je leur donne à eux, les fils d’Israël. Tout lieu que foulera la plante de votre pied, Je vous l’ai donné, comme J’ai dit à Moïse. » Josué 1, 2-3  « Lève toi, et promène-toi dans le pays en long et en large, car Je te le donnerai. Et Abram leva ses tentes, et vint et habita auprès des chênes de Mamré, qui sont à Hébron ; et il bâtit là un autel à l’Éternel. » Genèse 13, 17-18

La Marche dans l’Écriture, fait aussi référence à la capacité de Jugement : « Aux jours de Shamgar, fils d’Anath, aux jours de Jaël, les chemins étaient délaissés, et ceux qui allaient par les grands chemins allaient par des sentiers détournés ; Les villes ouvertes étaient délaissées en Israël, elles étaient délaissées – jusqu’à ce que je me sois levée, moi Deborah, jusqu’à ce que je me sois levée, une mère en Israël. On choisissait de nouveaux dieux, alors la guerre était aux portes ! On ne voyait ni bouclier ni pique chez quarante milliers en Israël. Mon cœur est aux gouverneurs d’Israël qui ont été portés de bonne volonté parmi le peuple. Bénissez l’Éternel ! Vous qui montez sur des ânesses blanches, vous qui êtes assis sur des tapis, et vous qui allez par les chemins, méditez ! A cause de la voix de ceux qui partagent le butin, au milieu des lieux où l’on puise l’eau, là, ils racontent les justes actes de l’Éternel, Ses justes actes envers Ses villes ouvertes en Israël. Alors le peuple de l’Éternel est descendu aux portes. » Juges 5, 6-11

– Le verset 6 dit que les gens ne pouvaient pas marcher librement sur les grands chemins.

– Le verset 7 fait référence aux villages – perrazown en hébreu, traduit ici par villes ouvertes. Il établit ainsi un lien spirituel entre les Phérésiens et l’incapacité à marcher librement.

– Le verset 10 mentionne ceux qui sont assis sur des tapis, évoquant ceux qui portent un jugement, [2] et ceux qui vont par les chemins : la marche dans l’Écriture est liée à la capacité de rendre un jugement.

– Le verset 11 évoque la victoire des villages de Dieu en Israël, et le peuple de l’Éternel descendu aux portes. Il nous parle donc des « petits » villageois de Dieu rendant des jugements, car les tribunaux – ou cours – étaient situés aux portes dans les villes antiques.

La relation entre la Marche et les Jugements est étayée par d’autres passages de l’Écriture : « Mon serviteur David sera roi sur eux, et il y aura un seul pasteur pour eux tous ; et ils marcheront dans Mes Ordonnances, et ils garderont Mes Statuts et les pratiqueront. » Ézéchiel 37, 24 « Je mettrai Mon Esprit au dedans de vous, et Je ferai que vous marchiez dans Mes Statuts, et que vous gardiez Mes Ordonnances et les pratiquiez. » Ézéchiel 36, 27 « Vous pratiquerez Mes Ordonnances, et vous garderez Mes Statuts pour y marcher. Moi, Je suis l’Éternel, votre Dieu. » Lévitique 18, 4 « La Parole de l’Éternel vint à Salomon, disant : Quant à cette Maison que tu bâtis, si tu marches dans Mes Statuts, et que tu pratiques Mes Ordonnances, et que tu gardes tous Mes Commandements, pour y marcher, J’accomplirai à ton égard Ma Parole, que J’ai dite à David, ton père… » 1 Rois 6, 11-12

Marcher dans Ses Jugements implique une capacité à connaître ce que sont ces Jugements.C’est pourquoi l’Écriture relie aussi la Marche à la Présence de Dieu : « Maintenant, Éternel, Dieu d’Israël, garde envers Ton serviteur David, mon père, ce que Tu lui as dit, disant : Tu ne manqueras pas, devant Ma face, d’un homme assis sur le trône d’Israël, si seulement tes fils prennent garde à leur voie, pour marcher devant Moi comme tu as marché devant Moi. » 1 Rois 8, 25 « Et toi, si tu marches devant Moi comme a marché David, ton père, d’un coeur parfait et en droiture, pour faire selon tout ce que Je t’ai commandé, et si tu gardes Mes statuts et Mes Ordonnances… »1 Rois 9, 4 « Toi, si tu marches devant Moi comme a marché David, ton père, pour faire selon tout ce que Je t’ai commandé, et si tu gardes Mes statuts et Mes ordonnances… » 2 Chroniques 7, 17

Le mot traduit par devant dans les expressions comme marcher devant Moi, est le mot hébreu paniym, qui veut littéralement dire « face, visage ». Ainsi marcher devant le Seigneur, c’est marcher devant la Face du Seigneur. Dans l’Écriture, « voir une personne face à face » signifie avoir une relation directe avec elle. Nous sommes appelés à rendre des Jugements, en tant que croyants, car nous sommes dans une Relation directe avec Dieu Lui-même, qui a donné les Lois. Nous avons la pensée de Christ 1 Corinthiens 2, 15-16, donc la capacité d’entendre Dieu et de discerner Ses Lois et Ses principes spirituels…

La Marche est donc liée à la Capacité de rendre des Jugements et à la Relation directe avec Dieu. Nous pouvons en déduire la chose suivante :

Les Phérésiens – handicapés spirituels – croient qu’ils n’ont pas l’Autorité ou la Capacité de rendre des Jugements spirituels. Les Phérésiens refusent donc de marcher – au sens spirituel – et préfèrent déléguer les Jugements à ceux qu’ils estiment plus dignes d’un tel honneur qu’eux-mêmes, êtres si petits et insignifiants… Cela crée une relation de dépendance spirituelle entre le croyant phérésien handicapé et ceux qu’il considère comme membres d’une caste spirituelle plus élevée. Cela m’attriste tellement d’entendre des croyants dire : « Qui suis-je pour juger ? » Ce faisant, ils admettent être des handicapés spirituels, incapables de marcher dans les Jugements de Dieu. Ils ne reconnaissent pas qu’ils ont une Relation directe avec Dieu le Père ! Cette Parole très connue est souvent utilisée comme excuse pour demeurer dans cette claudication spirituelle : « Ne jugez pas, afin que vous ne soyez pas jugés… » Matthieu 7, 1 Cependant, ils sortent ces mots de leur véritable contexte spirituel : le même Jésus qui les a prononcés dit plus tard la chose suivante : « Ne jugez pas sur l’apparence, mais portez un Jugement juste ! » Jean 7, 24

Si juger est mauvais en soi, pourquoi alors le Seigneur Jésus nous dit-Il ici de porter un jugement juste ? Pourquoi Paul, sous l’Onction de l’Esprit, dit-il ceci aux croyants de Corinthe : « On entend dire partout qu’il y a de la fornication parmi vous, et une fornication telle qu’elle n’existe pas même parmi les nations, de sorte que quelqu’un aurait la femme de son père. Et vous êtes enflés d’orgueil, et vous n’avez pas plutôt mené deuil, afin que celui qui a commis cette action fût ôté du milieu de vous. Car pour moi, étant absent de corps, mais présent en esprit, j’ai déjà, comme présent, jugé (vous et mon esprit étant assemblés avec la puissance de notre Seigneur Jésus Christ), de livrer, au nom de notre Seigneur Jésus Christ, celui qui a ainsi commis cette action, j’ai jugé, dis-je, de livrer un tel homme à Satan pour la destruction de la chair, afin que l’esprit soit sauvé dans la journée du Seigneur Jésus. Votre vanterie n’est pas bonne ; ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever la pâte tout entière ? » 1 Corinthiens 5, 1-6

Si juger est mauvais en soi, pourquoi Paul dit-il au verset 3 qu’il a déjà jugé cette personne ? Il encourage ensuite les Corinthiens à livrer ce pécheur à Satan ! En 1 Corinthiens 5, 12, il leur reproche de ne pas juger ceux qui sont dans l’église. Tout cela donne-t-il l’impression que juger est un péché ? Certainement pas ! Alors pourquoi le Seigneur a-t-Il dit : « Ne jugez pas… » en Matthieu 7, 1 ? Il s’adressait à ce moment-là à l’âme des auditeurs et non à leur esprit ! Tout le Sermon sur la Montagne, dont Matthieu 7, 1 fait partie, est centré sur la soumission de l’âme à l’esprit : Le terme « les foules », dans l’Écriture, évoque en général des âmes ; comparez Apocalypse 6, 9-11avec Apocalypse 7, 9.  C’est pourquoi le Sermon sur la Montagne commence en Matthieu 5, 1 par une référence à « « Jésus voyant les foules ». Il continue ensuite en abordant des préoccupations de l’âme, telles que la nourriture et l’abri. Le mot traduit par « vie », en Matthieu 6, 25 par exemple, est le mot grec qui signifie « âme » psyche. La seule fois où Jésus emploie le mot « esprit » dans le Sermon sur la Montagne, c’est en Matthieu 5, 3, où Il dit : « pauvres en esprit ». Il fait alors référence à ceux qui sont réduits à la mendicité, par le monde, parce qu’ils demeurent dans l’Esprit. La Parole déclare que nos esprits sont riches – 1 Corinthiens 1, 5 ; – 2 Corinthiens 6, 10 ; – Apocalypse 2, 9, alors la pauvreté évoquée en Matthieu 5, 3 est une pauvreté de l’âme, non de l’esprit. Donc, même quand Jésus utilise le mot « esprit » dans ce passage, Il s’adresse à nos âmes, et non pas à nos esprits.

Nous pouvons en conclure que Jésus ordonne à notre âme de ne pas juger en Matthieu 7, 1. Nos esprits, au contraire, sont appelés à exercer des Jugements. Sinon, nous devrions ôter bien des passages de nos Bibles : « Celui qui est spirituel discerne toutes choses ; mais lui n’est discerné par personne… » 1 Corinthiens 2, 15 ou, dans la version Segond : « L’homme spirituel, au contraire, juge de tout, et il n’est lui-même jugé par personne. » « Dieu se tient dans l’assemblée de Dieu ; Il juge au milieu des juges. » Psaumes 82, 1 « Jésus leur répondit : N’est-t-il pas écrit dans votre loi : Moi J’ai dit : « Vous êtes des dieux » ? S’Il appelle dieux ceux à qui la parole de Dieu est venue (et l’Écriture ne peut être anéantie)… » Jean 10, 34-35 « Vous êtes venus à la Montagne de Sion ; et à la Cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste ; et à des myriades d’anges, l’Assemblée Universelle ; à l’Assemblée des Premiers-Nés écrits dans les Cieux ; et à Dieu, Juge de tous ; et aux esprits des Justes consommés… », Hébreux 12, 22-23 Les Phérésiens ne sont pas conscients de leur Autorité spirituelle pour juger. Ils sont donc, aux Yeux de Dieu, tels des handicapés spirituels,

incapables de marcher dans Ses Jugements,
et d’établir l’Autorité de Son Royaume sur la Terre !

Ce sont des « P’tit Tim ».

L’église aujourd’hui est remplie de « P’tit Tim ».

Malheureusement, l’église est pleine de croyants dont l’Appel spirituel meurt avant d’avoir la possibilité de croître et de s’épanouir. Pourquoi ? Parce qu’ils acceptent la doctrine qui prêche la grandeur des Ministères et la petitesse des croyants de base ! Selon cette doctrine, seuls les Ministères à plein temps peuvent exercer des Jugements spirituels. Les autres croyants doivent rester tranquillement assis sur leurs bancs d’église, accepter tout ce qu’on leur dit, sans aucun droit de juger ce qu’ils entendent ! Cela met en colère le Dieu Tout-Puissant d’avoir une église dominée par des pasteurs qui ont privé les croyants du droit d’accès direct à Dieu – Celui qui donne les Lois, Dieu le Père ! Ils se sont établis en intermédiaires permanents, des médiateurs entre Lui et le reste de l’Humanité !

La plupart des membres de l’église croient – spirituellement parlant – aux Intermédiaires de l’Ancien Testament, même si l’église prétend vivre sous la Grâce du Nouveau Testament. Ils sont convaincus que les Sacrificateurs « aaroniques » – les Ministères à plein temps – ont un accès direct au Lieu Saint et au Saint des Saints… Dieu est triste et en colère de voir dans Son église de nombreux handicapés phérésiens, des « P’tit Tim » qui dépendent de l’homme, non de Lui ! Cependant, Il a prophétisé dans Sa Parole que les jours de ces sacrificateurs « Aaroniques » étaient comptés : Un peuple puissant, une Église spirituelle « …qui inspire la crainte se lèvera en ces derniers jours, afin de manifester Sa Gloire sur la Terre ! »

Il y aura une Église en marche, non handicapée par l’homme, mais dotée de puissance par l’Onction du Saint Esprit ! Voici maintenant une Parole pour l’église chrétienne aux États-Unis : « Vous avez fait de grands efforts humains pour abolir l’avortement dans votre pays. Mais vous n’aurez pas l’Autorité spirituelle pour l’abolir tant que vous n’aurez pas chassé les Phérésiens qui sont à l’intérieur de Mon Église, dit le Seigneur. Je ne vous donnerai pas la Victoire sur l’Ennemi à l’extérieur tant que vous ne l’aurez pas vaincu à l’intérieur. Arrêtez de faire avorter les Appels spirituels de Mon Peuple ! Arrêtez d’être un handicap pour son Autorité ! C’est maintenant le temps de Mon Jugement, dit le Seigneur, et Je vais rugir comme un lion furieux contre ceux qui ont handicapé Mon Peuple. Je vais venir contre eux et les déchirer en lambeaux, dit le Seigneur. Car Je suis un Dieu Puissant ! Et Je suis consumé par le Zèle pour Mon Peuple. »

 

3. Qui a handicapé les Phérésiens ?

 

Comment Mephibosheth est-il devenu boiteux ? Relisons son histoire : « Jonathan, fils de Saül, avait un fils perclus des pieds ; il était âgé de cinq ans lorsque le bruit touchant Saül et Jonathan vint de Jizreël ; et sa nourrice l’emporta, et s’enfuit ; et il arriva que, comme elle se hâtait de fuir, il tomba et devint boiteux ; et son nom était Mephibosheth. » 2 Samuel 4, 4  Le Saint Esprit signale que Mephibosheth avait cinq ans quand il s’est retrouvé boiteux. Pourquoi cinq ans ? Nous l’avons vu dans de précédents articles, le chiffre cinq fait référence à la Grâce du Ministère, Grâce impartie par Dieu afin d’exercer le Ministère envers d’autres personnes, ce qui signifie les servir. C’est pourquoi cinq ministères sont listés en Éphésiens 4, 11. Le Seigneur déclare que Mephibosheth avait cinq ans à ce moment-là. Il représente donc, au sens spirituel, ceux qui ont reçu la Grâce du Ministère. Mephibosheth était ainsi ministre de Dieu, tout comme le sont les membres de Son Peuple sous la Nouvelle Alliance

Mephibosheth avait donc l’Autorité du Ministère pour marcher seul, cependant sa nourrice a décidé de le prendre dans ses bras quand elle s’est enfuie. De la même façon, ceux qui ont un Ministère à plein temps de nos jours refusent d’autoriser les croyants sous leur responsabilité à marcher seuls – à établir l’Autorité du Royaume et à prononcer des Jugements spirituels.

Les pasteurs créent un état de dépendance spirituelle constante à leur égard, à l’opposé de ce que font de bons parents. La nourrice était une femme, nous pouvons donc en déduire que Dieu fait ici référence aux Ministères dans l’église qui exercent une fonction féminine. Nous l’avons vu dans un précédent article : les Ministères à fonction féminine sont ceux de Pasteur et d’Enseignant. L’église est actuellement dominée par un matriarcat pastoral, qui agit comme une mère trop protectrice. Elle étouffe ainsi l’Autorité dans l’Esprit – masculine – des croyants dans le Corps de Christ. Les pasteurs créent un état de dépendance spirituelle constante à leur égard, à l’opposé de ce que font de bons parents. Même Joseph et Marie ont eu du mal à accepter que Jésus leur était confié seulement pour un temps. Ils durent finalement Le laisser partir, afin qu’Il puisse accomplir l’Appel de Dieu sur Sa Vie

– Les bons parents veulent que leurs enfants apprennent à marcher, grandissent, deviennent de plus en plus indépendants, jusqu’à être prêts à vivre leur propre vie.

– Les mauvais parents manipulent leurs enfants pour qu’ils restent sous leur contrôle. Ils ne les lâchent jamais, même lorsqu’ils ont quitté la maison et sont mariés ! Ils continuent à se mêler de leur vie et de leur couple, et ils ne sont jamais désireux de couper le cordon ombilical. Dans de tels cas, les parents ne sont pas les seuls fautifs :

Dieu tient les pasteurs pour responsables parce qu’ils créent un sentiment de dépendance constante chez les croyants, mais Il tient aussi les croyants pour responsables parce qu’ils s’autorisent à demeurer dans une telle dépendance !

Remarquez comment les paroles de Jésus à Marie ont été dures lorsqu’elle a essayé de maintenir le contrôle sur Lui : « Le vin étant venu à manquer, la mère de Jésus Lui dit : Ils n’ont pas de vin !
Jésus lui dit : Qu’y a-t-il entre Moi et toi, femme ? Mon heure n’est pas encore venue. » Jean 2, 3-4 Jésus n’a pas dit : « Oui Maman, tout ce que tu voudras ! » En l’appelant « femme », Il disait à Marie : « Femme, ton temps est passé : tu as été une mère fidèle en prenant soin de Moi. Mais maintenant, Je dois marcher comme un Esprit. Joseph et toi avez été les parents de Mon âme, mais n’oubliez pas que c’est Dieu qui est le Père de Mon Esprit ! Écarte-toi, femme, et laisse Dieu agir à travers Moi. » Nous l’avons vu dans un précédent article, les pasteurs sont susceptibles d’être contaminés par des Esprits cananéens. C’est pourquoi il est intéressant de voir le lien entre les Cananéens et les Phérésiens dans l’Écriture : « Il y eut querelle entre les bergers des troupeaux d’Abram et les bergers des troupeaux de Lot. Et le Cananéen et le Phérésien habitaient alors dans le pays. » Genèse 13, 7 Le mot traduit ici par bergers est le mot hébreu raah, que l’on peut aussi traduire par « pasteurs » : ce passage parle donc d’un conflit entre les pasteurs du troupeau d’Abram et ceux de Lot. Abram veut dire « père exalté », tandis que Lot signifie « couverture ». Les pasteurs Abramiques se comportent comme de bons pères, désireux de voir ceux qui leur sont confiés grandir spirituellement et accomplir de plus grandes choses qu’eux : « En vérité, en vérité, Je vous dis : > Celui qui croit en Moi fera, lui aussi, les oeuvres que Moi Je fais, et il en fera de plus grandes que celles-ci ; parce que Moi, Je M’en vais au Père. » Jean 14, 12 Les pasteurs lotiques, au contraire, veulent que ceux qui leur sont confiés demeurent toujours sous leur couverture spirituelle. Après ce conflit, c’est Abram, et non pas son neveu Lot, qui décide que la meilleure chose à faire est de se séparer. Il ne voulait pas étouffer Lot sous sa couverture, alors il était prêt à le laisser partir. C’est ce que font de bons parents : « Abram dit à Lot : « Qu’il n’y ait point, je te prie, de contestation entre moi et toi, et entre mes bergers et tes bergers, car nous sommes frères. Tout le pays n’est-il pas devant toi ? Sépare-toi, je te prie, d’avec moi. Si tu prends la gauche, j’irai à droite ; et si tu prends la droite, j’irai à gauche. » Genèse 13, 8-9 Les pasteurs cananéens, c’est-à-dire lotiques, étouffent tellement les croyants qu’ils permettent à l’Esprit phérésien d’entrer dans l’église et d’handicaper ces croyants. C’est pourquoi le Saint Esprit a pris la peine de mentionner les Cananéens et les Phérésiens en Genèse 13, 7. Si vous lisez le reste du chapitre 13 de la Genèse, vous remarquerez que les Cananéens et les Phérésiens ne sont plus mentionnés. Dieu les nomme au verset 7 pour nous donner un indice sur ce qui se passait dans le spirituel quand Abram et Lot se sont séparés. Ainsi, pour répondre à la question posée en titre de cette partie : les croyants phérésiens sont handicapés à cause de la surprotection des pasteurs cananéens.

4. Honte à toi !

 

Le sens du nom Mephibosheth révèle aussi que d’autres Esprits contribuent à handicaper les croyants phérésiens. Mephibosheth signifie « exterminant la honte ». Ce nom vient du mot hébreu bosheth qui veut dire « honte » et dérive du mot buwsh qui veut dire « provoquer la honte ; être déçu ».

Les Jébusiens sont ceux qui provoquent la honte, les Phérésiens ceux chez qui elle est provoquée. Nous l’avons étudié dans un précédent article, les Jébusiens sont des croyants légalistes qui aiment humilier les autres et provoquer la honte en eux. Causer la honte chez quelqu’un n’est pas forcément mauvais : parfois, c’est la chose juste à faire. Surtout quand nous prononçons, en tant que croyants, des paroles de Jugement guidées par l’Esprit !

Cependant, nous l’avons vu dans un autre article, les Jébusiens mettent en place des castes spirituelles. Ils font un effort concerté pour humilier les croyants, provoquer la honte en eux quand ces derniers commencent à manifester l’Autorité spirituelle que Dieu leur a donnée. L’un des slogans favoris des Jébusiens et des Phérésiens est : « Quand on est petit, on le reste ! » Ils vous considéreront toujours comme un bébé spirituel si c’est ainsi qu’ils vous ont vu la première fois, peu importe à quel point vous avez pu grandir en Christ. Ils accepteront seulement de vous écouter lorsque vous serez publiquement reconnu par une autorité spirituelle qu’ils révèrent : « …étant venu dans Son pays, Il les enseignait dans leur synagogue, en sorte qu’ils étaient étonnés et disaient : D’où viennent à Celui-ci cette sagesse et ces miracles ? Celui-ci n’est-Il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie ? et Ses frères, Jacques, et Joseph, et Simon, et Jude ? Et Ses sœurs ne sont-elles pas toutes auprès de nous ? D’où donc viennent à Celui-ci toutes ces choses ?
Et ils étaient scandalisés en Lui. Et Jésus leur dit : Un prophète n’est pas sans honneur, si ce n’est dans son pays et dans sa maison. Et Il ne fit pas là beaucoup de miracles, à cause de leur incrédulité. » Matthieu 13, 54-58 « Les huissiers donc s’en vinrent vers les principaux Sacrificateurs et les pharisiens ; et ceux-ci leur dirent : « Pourquoi ne L’avez-vous pas amené ? » Les huissiers répondirent : Jamais homme ne parla comme Cet homme ! Les pharisiens donc leur répondirent : Et vous aussi, êtes-vous séduits ? Aucun d’entre les chefs ou d’entre les pharisiens, a-t-il cru en Lui ? Mais cette foule qui ne connaît pas la loi est maudite. » Jean 7, 45-49 Beaucoup de croyants phérésiens ont accepté l’idée qu’ils sont simplement des petits croyants insignifiants car ils ont été exposés pendant des années à des Jébusiens. Ceux-ci frappent au visage chaque fois qu’on dit avoir reçu une Parole du Seigneur, surtout si elle défie les ordres ou les enseignements d’une autorité supérieure amorrhéenne. En un certain sens, les Jébusiens sont ceux qui provoquent la honte et les Phérésiens sont les croyants chez qui elle est provoquée. Nous l’avons vu dans un précédent article : les Jébusiens provoquent une claudication spirituellechez les autres croyants. Leurs jugements humains, qui font la promotion des règles humaines, s’opposent aux Jugements spirituels, qui font la promotion des Lois et de la Volonté du Seigneur. A cause de cela, ils handicapent les croyants et les laissent mendier à la Porte du Temple appelée la Belle, c’est-à-dire la Porte de la Grâce. Actes 3, 2

Les Phérésiens sont donc des mendiants. Ils n’ont pas conscience qu’une merveilleuse porte d’accès à la Grâce de Dieu est toute proche d’eux… C’est comme mourir spirituellement de faim, sans savoir qu’un Trésor est en réserve à votre nom dans la Banque de Dieu ! Les Jébusiens et tous ceux qui handicapent l’Autorité spirituelle des enfants de Dieu sont sous malédiction : « En cette heure-là les disciples vinrent à Jésus, disant : Qui donc est le plus grand dans le Royaume des cieux ? Et Jésus, ayant appelé auprès de Lui un petit enfant, le plaça au milieu d’eux, et dit : En vérité, Je vous dis, si vous ne vous convertissez et ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez point dans le Royaume des cieux. Quiconque donc s’abaissera comme ce petit enfant, celui-là est le plus grand dans le Royaume des cieux ; et quiconque reçoit un seul petit enfant tel que celui-ci en Mon Nom, Me reçoit. Et quiconque est une occasion de chute pour un de ces petits qui croient en Moi, il serait avantageux pour lui qu’on lui eût pendu au cou une meule d’âne et qu’il eût été noyé dans les profondeurs de la mer. » Matthieu 18, 1-6 Tout comme les Jébusiens aiment frapper les croyants et crier : « Honte à toi ! » et « Tais-toi ! », Dieu les frappera au visage et dira : « Honte à vous pour avoir causé la honte chez Mon Peuple ! Honte à vous pour avoir retardé la croissance de Mes Tout-Petits. Taisez-vous ! C’est à Moi de parler ! » Dieu a prophétisé que la main-mise amorrhéo-jébuso-cananéenne sur l’église serait brisée : « Moi, Je vous ai fait monter du pays d’Égypte, et Je vous ai fait marcher dans le désert quarante ans, pour posséder le pays de l’Amorrhéen. Et J’ai suscité des prophètes d’entre vos fils, et d’entre vos jeunes gens, des nazaréens. N’en est-il pas ainsi, fils d’Israël ? dit l’Éternel. Et vous avez fait boire du vin aux nazaréens, et vous avez commandé aux prophètes, disant : Ne prophétisez pas ! Voici, Je pèserai sur vous comme pèse le char plein de gerbes. – Et la fuite manquera à celui qui est agile ; – et le fort n’affirmera pas sa force ; – et l’homme vaillant ne sauvera pas sa vie ; – et celui qui manie l’arc ne tiendra pas ferme ; – et celui qui a les pieds agiles n’échappera pas ; – et celui qui monte le cheval ne sauvera pas sa vie ; – et celui qui a le cœur plein de courage parmi les hommes vaillants s’enfuira nu en ce jour-là, dit l’Éternel. » Amos 2, 10-16

Les Amorrhéens sont explicitement mentionnés au verset 10. Les petits croyants sont évoqués au verset 11 quand il est parlé de fils qui sont des Prophètes et de jeunes hommes nazaréens (nazirs). Les Cananéens sont représentés au verset 12 par ceux qui font boire du vin aux Nazaréens. Les Jébusiens sont aussi figurés au verset 12 : ce sont eux qui disent aux Prophètes de se taire. L’oppression phérésienne visant à contraindre les Croyants à vivre en villageois sans espoir et sans rêves est évoquée au verset 13.

5. Je crois aux anges

 

Nous avons établi la relation entre l’Esprit phérésien et les infirmes spirituels. Examinons maintenant une attitude très courante chez les croyants phérésiens : « Après ces choses, il y avait une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem. Or il y a à Jérusalem, près de la porte des brebis, un réservoir d’eau, appelé en hébreu Béthesda, ayant cinq portiques, dans lesquels étaient couchés une multitude d’infirmes, d’aveugles, de boiteux et de gens qui avaient les membres secs, attendant le mouvement de l’eau. Car, à de certaines saisons, un ange descendait dans le réservoir et agitait l’eau ; le premier donc qui entrait après que l’eau avait été agitée, était guéri, de quelque maladie qu’il fût pris. Or il y avait là un homme infirme depuis trente-huit ans. Jésus, le voyant couché là, et sachant qu’il était dans cet état déjà depuis longtemps, lui dit : Veux-tu être guéri ? Le malade lui répondit : Seigneur, je n’ai personne qui, lorsque l’eau a été agitée, me jette dans le réservoir ; et, pendant que moi je viens, un autre descend avant moi… Jésus lui dit : Lève-toi, prends ton petit lit, et marche ! Et aussitôt l’homme fut guéri, et il prit son petit lit, et marcha. Or c’était shabbat ce jour-là. » Jean 5, 1-9 Le mot Béthesda vient des mots hébreux beth, « la maison » et checed qui signifie « miséricorde » – parfois traduit par « reproche, honte ». Béthesda représente donc l’église de notre temps ! L’église a été transformée, d’un champ de bataille pour des soldats spirituels, en un simple hôpital pour les âmes faibles, malades et infirmes.

Elles viennent à cette Maison de Miséricorde où des médecins experts – les pasteurs – soignent leurs maladies psychiques ! Car après tout, les simples ouailles sont trop stupides spirituellement pour s’occuper d’elles-mêmes – ou des autres – dans l’Onction du Seigneur… Si l’un de ces patients ose se lever et affirmer son Autorité spirituelle, on provoque aussitôt la honte chez lui. C’est pourquoi Béthesda n’est pas seulement la Maison de Miséricorde, mais aussi la Maison de la Honte… Ainsi Béthesda est une Maison où la Miséricorde est utilisée comme un subtil mécanisme spirituel pour préserver la séparation entre les ministères à plein temps et les simples croyants. Les pasteurs sont les docteurs spirituels, qui sont allés à l’École de médecine – le séminaire. Ils sont donc assez intelligents pour traiter les besoins de l’âme d’un Croyant moyen… On enseigne aux Croyants que l’église est le lieu où leurs besoins seront satisfaits, au lieu de leur dire qu’ils y seront préparés pour le Combat ! Ils sont ainsi bercés et conduits dans la dépendance spirituelle des pasteurs… Tous les champs de bataille ont des hôpitaux pour soigner les soldats qui sont blessés au combat. Mais le matriarcat pastoral, à travers son évangile de miséricorde humaine, a changé l’église en un terrain vague semblable à Béthesda, rempli de croyants infirmes et dépendants, incapables de s’occuper d’eux-mêmes !

La plupart des croyants sont des adorateurs des anges. Dans le passage de Jean 5, tous les infirmes et les aveugles attendaient près de la piscine de Béthesda qu’un ange descende et agite l’eau. Le sens littéral du mot ange est « messager », alors il représente les pasteurs actuels. Les croyants d’aujourd’hui dépendent de ce que fait le pasteur :  S’il prie pour eux, ils seront guéris… S’il entend Dieu, ils recevront une Parole du Seigneur… S’il bénit leurs activités, les bénédictions de Dieu leur seront assurées…

L’homme cité en Jean 5 était infirme depuis 38 ans. C’est exactement le nombre d’années où le peuple d’Israël a erré sans but dans le désert, à cause de sa désobéissance : « Les jours que nous avons marché depuis Kadès-Barnéa jusqu’à ce que nous ayons passé le torrent de Zéred, ont été trente-huit ans, jusqu’à ce que toute la génération des hommes de guerre ait péri du milieu du camp, comme l’Éternel le leur avait juré. Et la Main de l’Éternel a aussi été contre eux, pour les détruire du milieu du camp, jusqu’à ce qu’ils eussent péri. Et il arriva que lorsque tous les hommes de guerre eurent péri du milieu du peuple par la mort, l’Éternel me parla, disant… » Deutéronome 2, 14-16 L’infirme a attendu 38 ans que quelqu’un le mette à l’eau au moment où l’ange l’agitait Jean 5, 7. Cet homme dépendait de bras humains, non pas de Dieu, et celui qui se confie dans le bras de chair est maudit : « Ainsi dit l’Éternel : Maudit l’homme qui se confie en l’homme, et qui fait de la chair son bras, et dont le cœur se retire de l’Éternel ! » Jérémie 17, 5

La colère de Dieu est attisée contre les gens qui ne dépendent pas directement de Lui, mais se confient dans les Ministères. Ceux qui dépendent de l’homme errent dans le désert jusqu’à leur mort ! C’est pourquoi il y a tant de croyants dans l’église qui pourraient détenir un poste de diacre, d’enseignant, d’ancien… mais dont l’Appel a été rejeté par Dieu il y a bien longtemps. Dieu ne peut pas utiliser des personnes qui abandonnent leur responsabilité spirituelle de grandir.Si vous devenez un croyant phérésien, un villageois sans vision ou espérance spirituelles – non seulement pour vous-même, mais aussi pour ceux qui vous entourent – vous êtes alors inutile dans Son Royaume ! Il vous appartient de rejeter la doctrine phérésienne.

En qui avez-vous placé votre foi ? Croyez-vous aux anges, c’est-à-dire aux messagers de Dieu, ou en Dieu Lui-même ? La plupart des croyants sont des adorateurs des anges : « Que personne donc ne vous juge en ce qui concerne le manger ou le boire, ou à propos d’un jour de fête ou de nouvelle lune, ou de shabbats, qui sont une ombre des choses à venir ; mais le Corps est du Christ. Que personne ne vous frustre du prix du combat, faisant sa volonté propre dans l’humilité et dans le culte des anges, s’ingérant dans les choses qu’il n’a pas vues, enflé d’un vain orgueil par les pensées de sa chair, et ne tenant pas ferme le chef, duquel tout le corps, alimenté et bien uni ensemble par des jointures et des liens, croît de l’accroissement de Dieu. Si vous êtes morts avec Christ aux éléments du monde, pourquoi, comme si vous étiez encore en vie dans le monde, établissez-vous des ordonnances, ne prends pas, ne goûte pas, ne touche pas ! (choses qui sont toutes destinées à périr par l’usage) selon les commandements et les enseignements des hommes (qui ont bien une apparence de sagesse en dévotion volontaire et en humilité, et en ce qu’elles n’épargnent pas le corps, ne lui rendant pas un certain honneur), pour la satisfaction de la chair ? » Colossiens 2, 16-23 Si vous croyez qu’être juste en Dieu consiste à faire tout ce que les autorités de votre église locale vous disent, vous êtes un adorateur des anges, comme le déclare le verset 18. Votre marche avec Dieu ne consiste pas à obéir aux règles externes de l’église.

Votre relation à Dieu doit être une relation directe, face à face ! Dans cette relation vous vivez des expériences directes avec Lui, vous grandissez en Lui, et votre croissance aide aussi les autres à grandir en Christ. Remarquez comment le Seigneur Jésus est allé directement vers l’infirme, parmi toutes les personnes qui attendaient là que l’eau soit agitée. Il essayait de montrer à cet homme qu’il avait une ligne directe de communication avec Dieu. Il n’avait pas à dépendre de l’homme pour être guéri. En allant directement à lui, Jésus lui montrait qu’il était quelqu’un de particulier pour Dieu : Il pouvait le distinguer dans la foule. Il n’était plus seulement une fourmi supplémentaire dans la fourmilière (je ne sais pas pour vous, mais pour moi toutes les fourmis se ressemblent !) Nous ne sommes pas de petits croyants insignifiants aux Yeux de Dieu. Chacun de nous est particulier pour Lui ; Il a des projets et des objectifs puissants pour chacun : « Alors on Lui apporta de petits enfants, afin qu’Il leur imposât les mains et qu’Il priât ; mais les disciples reprenaient ceux qui les apportaient. Et Jésus dit : Laissez venir à Moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas ; car à de tels est le Royaume des Cieux ! Et leur ayant imposé les mains, Il partit de là. » Matthieu 19, 13-15 « Prenez garde de ne pas mépriser un de ces petits ; car Je vous dis que, dans les cieux, leurs anges voient continuellement la face de Mon Père qui est dans les cieux. » Matthieu 18, 10 Quand arrêterons-nous de dépendre de l’homme ? Cela attriste Dieu et Le met en colère de nous voir nous comporter comme des villageois phérésiens !

 

6. …Tellement plus à dire !

Il y a tellement plus à dire sur l’Esprit phérésien ! Dieu voulant, nous publierons de futurs articles qui expliquent – comment l’Esprit phérésien transforment les gens en juges simplets, – et comment l’Esprit de Philadelphie, qui est l’antidote spirituel de l’Esprit phérésien, sera manifesté en ces derniers jours par le Résidu prophétique dans l’église, afin d’amener le plus grand réveil que l’Humanité ait jamais vu !

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Notes : [1] ou Tiny TIM  [2] En effet, au lieu : de sont assis sur des tapis, on trouve en anglais la traduction : portent un jugement, – littéralement qui s’asseyent en jugement