3. L’Amorrhéen

Le nom Amorrhéen veut dire « montagnards, renommés »
et comme le mot « montagne » renvoie à de grandes masses de terre impressionnantes
qui dominent les vallées,
nous pouvons déduire que l’Esprit amorrhéen est un esprit d’exaltation du Moi…

Voici l’Amorrhéen, troisième article d’une série de sept sur « Les Sept Esprits du Mal » que nous montre l’Écriture.

1. Quelle est la signification du nom ?
2. « Que dis-tu ? …Ô Roi ! »
3. Comment utilisez-vous « les paumes » de vos mains ?
4. Ne laissez pas le coq chanter sur vous !!
5. Malchus, le serviteur…
6. Tellement plus à dire !

Dans cet article, nous étudierons l’Esprit amorrhéen parmi les Esprits méchants. Il est important de comprendre comment chacun d’eux agit, afin de savoir les identifier et de pouvoir ensuite vérifier si nos cœurs sont infectés par l’un ou l’autre d’entre eux. Nous pourrons aussi, ensuite, les reconnaître chez les autres. Ces Esprits mauvais sont une réalité et font des ravages dans la vie des croyants et des incroyants. Aussi est-il important de reconnaître leur modus operandi. Des livres entiers pourraient être écrits sur chaque type d’Esprits méchants et nous ne pourrions pas encore en faire le tour dans un seul article.En conséquence, les articles de cette série sont un survol court de chaque type d’Esprit. Plus tard d’autres articles détailleront chacun d’eux.Chaque fois que nous nous référerons à un Amorrhéen, nous pourrons parler – soit d’un Esprit amorrhéen, – soit d’une personne infectée par ce type d’esprit mauvais.

« Les Sept Esprits du Mal »

Nous prendrons d’abord le temps d’en faire la liste : « Quand l’Éternel, ton Dieu, t’aura introduit dans le pays où tu entres pour le posséder, et qu’Il aura chassé de devant toi des nations nombreuses, le Héthien, et le Guirgasien, et l’Amorrhéen, et le Cananéen, et le Phérésien, et le Hévien, et le Jébusien, sept nations plus nombreuses et plus fortes que toi, et que l’Éternel, ton Dieu, les aura livrés devant toi, et que tu les auras frappés, tu les détruiras entièrement comme un anathème ; tu ne traiteras point alliance avec elles, et tu ne leur feras pas grâce ! » Deutéronome 7, 1-2 Nous avons là les instructions de Dieu données au peuple d’Israël avant son entrée dans la terre promise. Cela signifie que chacun d’entre nous, tout comme l’église dans son ensemble, nous devons être capables de soumettre ces sept nations pour pouvoir entrer dans notre Héritage Spirituel ! Ces sept nations (ou peuples) sont :

Ces nations étaient de vrais peuples dans le passé. Elles représentent maintenant sept sortes d’Esprits méchants, qui sont les contreparties mauvaises des Sept Esprits de Dieu Apocalypse 3, 1 et 5, 6 ; Zacharie 4, 10 Dieu voulant, nous étudierons aussi « Les Sept Esprits de Dieu » ultérieurement. Quand nous regardons la signification des noms de ces nations, nous commençons à entrer dans la compréhension des types qu’elles représentent.

NOM

SIGNIFICATION

EFFETS…

HÉTHIEN

fils de la terreur
tourments subliminaux,  »voir note » [1] phobies, terreur, dépression, tromperie...

GUIRGASIEN

habitant de l’argile
centrage sur les choses terrestres, incrédulité…

AMORRHÉEN

montagnard, …renommé
obsession de la renommée terrestre et de la gloire, domination…

CANANÉEN

peuple de la plaine
dépendances (drogue, alcool… ) perversions, recherche exagérée de plaire…

PHÉRÉSIEN

appartenant à un village
vision limitée, paresse, faible estime de soi…

HÉVIEN

villageois
vision limitée à la jouissance d’un héritage terrestre, hédonisme…

JÉBUSIEN

batteur de céréales
suppression de l’autorité spirituelle chez les autres croyants, légalisme…

[1] Une « perception subliminale » est la perception d’un objet (image, message, publicité…) à la limite de sa reconnaissance par le sujet. Un « tourment subliminal » est donc un tourment dont on n’a pas vraiment conscience.

Dans cet article, nous étudierons l’Esprit amorrhéen.


 

1. Quelle est la signification du nom ?

L’Esprit amorrhéen est un esprit d’exaltation du Moi. Le nom Amorrhéen nous renseigne, comme nous l’avons mentionné dans le premier article de cette série – dans la rubrique « Les Sept Esprits méchants ». Il veut dire « montagnards, renommés ». Puisque le mot « montagne » renvoie à de grandes masses de terre impressionnantes qui dominent sur les vallées, nous pouvons en déduire que l’Esprit amorrhéen est un esprit d’exaltation du Moi.

Les Amorrhéens aiment et veulent que leur nom soit prononcé, ou nommé. En effet, le mot hébreu pour amorrhéen vient de amar qui signifie « prononcer, dire ».

Les Amorrhéens recherchent la célébrité, la gloire et la splendeur humaines. Des gens comme Saddam HUSSEIN, Fidel CASTRO, Adolph HITLER et Joseph STALINE, aiment dominer et contrôler les autres, voir leur propre image placardée dans des villes et des pays entiers. Ils aiment aussi voir leurs sujets les révérer et les adorer. Ce sont des hommes dont le cœur est possédé par l’Esprit amorrhéen.

Les Amorrhéens sont des personnes qui aiment dominer et diriger les autres, tout comme les montagnes tendent à dominer sur le paysage qu’elles surplombent. Ils ont tendance à établir une présence imposante et apparemment inamovible. « Alors les disciples, venant à Jésus à l’écart, dirent : « Pourquoi n’avons-nous pu le chasser ? » Et Jésus leur dit : « À cause de votre incrédulité ; car, en vérité, Je vous dis, si vous aviez de la foi comme un grain de moutarde, vous diriez à cette montagne : transporte-toi d’ici là, et elle se transporterait ; et rien ne vous serait impossible. » Matthieu 17, 19-20 En nous disant que nous pourrions « déplacer les montagnes », le Seigneur ne parlait pas seulement des problèmes que nous pourrions rencontrer – contrairement à ce qu’enseignent la plupart des prédicateurs, mais de

la capacité à déraciner les Puissances Spirituelles
dans les Lieux Célestes.

Nous devons focaliser notre foi sur la destruction des Principautés et des Puissances qui barrent le chemin de l’établissement du Royaume de Dieu sur la Terre, et non sur le fait d’obtenir quelque chose de Lui ! Nous sommes des soldats dans la bataille pour reprendre la Terre pour Dieu. Nous ne sommes donc pas là pour nous faire plaisir mais pour exécuter les ordres de notre Commandant en chef, le Seigneur Jésus-Christ !  Reprendre la Terre des mains des “Amorrhéens” qui la dominent ne peut pas se faire par des moyens humains, mais par des moyens spirituels : l’application de notre foi. Notre foi est apparemment petite – au vu de ces Esprits – mais elle a cependant la Puissance de la Dynamite de Dieu pour les vaincre !

Notre foi est une graine qui contient potentiellement
tout le Royaume.

Vous et moi, mon frère et ma sœur… nous avons la Capacité et nous avons le Pouvoir d’établir le Royaume de Dieu sur la Terre !! Tous les croyants ont la Capacité de faire sortir des Lieux Célestes les Esprits amorrhéens, de les faire tomber et de les vaincre !!!


2. « Que dis-tu ? …Ô roi ! »

Les Amorrhéens aiment régner ! Les Amorrhéens ont le goût pour la publicité.Nous l’avons dit ci-dessus, le mot hébreu pour Amorrhéen vient d’un autre mot qui signifie dire, prononcer. Cela renvoie au goût des Amorrhéens pour la publicité, à leur désir d’entendre leur nom prononcé et révéré par les autres. Donc, aussi :

Les Amorrhéens aiment donner des ordres et soumettre les gens. Le mot Amorrhéen pourrait être traduit littéralement par « diseur ». Ils rêvent d’être comme les empereurs romains d’autrefois, qui lançaient des ordres et regardaient les gens remuer ciel et terre pour les accomplir. En d’autres termes : Les Amorrhéens aiment régner.

Le premier article de cette série – rubrique « Les Sept Esprits méchants » – présente la liste des sept types d’Esprits méchants, qui apparaissent en Deutéronome 7, 1 :

En recherchant, dans l’Ancien Testament, les versets qui contiennent l’un de ces sept noms en hébreu à côté du mot roi, melek, on trouve des résultats intéressants :
– 23 fois : roi amorrhéens
– 2 fois : rois amorrhéen et cananéen
– 3 fois : rois cananéens
– 3 fois : rois héthiens
– 1 fois : rois des sept nations sauf les Guirgasiens.

Remarquez comme les Amorrhéens prédominent : le Saint Esprit associe donc les Esprits amorrhéens aux rois terrestres qui essaient de se mettre en travers de Sa Royauté.

Les Amorrhéens perçoivent Dieu comme leur concurrent. Les Amorrhéens ont du ressentiment envers ceux qui échappent à leur contrôle et osent prétendre entendre la Voix de Dieu leur donner un ordre contradictoire, car ils sont désireux d’avoir des sujets entièrement soumis et obéissants : « Mais afin que cela ne soit pas répandu davantage parmi le peuple, défendons-leur avec menaces, de parler davantage en ce Nom à qui que ce soit. Et les ayant appelés, ils leur enjoignirent de ne plus parler ni enseigner, en aucune manière, au nom de Jésus. Mais Pierre et Jean, répondant, leur dirent : « Jugez s’il est juste devant Dieu de vous écouter plutôt que Dieu. Car, pour nous, nous ne pouvons pas ne pas parler des choses que nous avons vues et entendues. » Actes 4, 17-20 Nous l’avons vu dans notre précédent article, les Jébusiens dans le Corps de Christ veulent empêcher les envoyés de Dieu de s’exprimer. Ils préfèrent des croyants spirituellement boiteux sans aucune Autorité spirituelle, qui n’oseront jamais remettre en question les règlements décrétés par les autorités.

Les Jébusiens, sont par conséquent, les bras droits des Amorrhéens. Les Jébusiens sont ceux qui imposent les lois du roi amorrhéen, ce sont les policiers. Nous en avons un exemple clair dans le passage suivant : « Le Souverain Sacrificateur donc interrogea Jésus touchant Ses disciples et touchant Sa doctrine. Jésus lui répondit : « Moi, J’ai ouvertement parlé au monde ; J’ai toujours enseigné dans la synagogue, et dans le temple où tous les Juifs s’assemblent, et Je n’ai rien dit en secret. Pourquoi M’interroges-tu ? Interroge sur ce que Je leur ai dit ceux qui M’ont entendu ; voilà, ils savent, eux, ce que Moi J’ai dit. » Or comme Il disait ces choses, un des huissiers qui se tenait là donna un soufflet à Jésus, disant : « Réponds-Tu ainsi au souverain sacrificateur ? » Jésus lui répondit : « Si J’ai mal parlé, rends témoignage du mal ; mais si J’ai bien parlé, pourquoi Me frappes-tu ? » Jean 18, 19-23 Au temps de Jésus, le Souverain Sacrificateur, une autorité spirituelle légitime, était révéré par les gens religieux. Aucun Juif qui se respecte n’aurait osé remettre en question la moindre parole du Souverain Sacrificateur. Quand Jésus a défié le Souverain Sacrificateur qui L’interrogeait verset 21, l’un des officiers L’a frappé au visage de la paume de sa main, comme pour dire : « Comment oses-Tu discuter les ordres de mon roi amorrhéen ? Tu n’es personne comparé à lui. Tais-Toi donc ! Arrête de T’exprimer et réponds à ce que le Sacrificateur T’a spécifiquement demandé ! » Là, l’officier était sous l’influence d’un esprit jébusien, tandis que le Souverain Sacrificateur exerçait une influence amorrhéenne de domination royale sur les personnes religieuses de cette époque. Remarquez comme l’Esprit amorrhéen peut se manifester à travers une autorité réelle, qui détient une position établie par Dieu Lui-même. En Jean 18, 19, le sacrificateur devant qui se tenait Jésus est appelé Souverain Sacrificateur par le Saint Esprit, et cette fonction a été instituée par Dieu Lui-même. Lévitique 21, 10 Quand Dieu confère l’Autorité à une personne, il/elle a le choix, d’exercer cette Autorité sous l’Onction de Dieu, ou bien dans la chair :

– Quand cette Autorité met en avant la Volonté de Dieu, elle sert et étend le Royaume de Dieu.
– Quand cette Autorité met en avant la volonté de l’homme, elle sert et étend le royaume amorrhéen. « Celui qui est spirituel discerne toutes choses ; mais lui n’est discerné par personne ; car « qui a connu la pensée (v. 16 : la faculté de penser et les pensées qui en résultent.) du Seigneur pour qu’il l’instruise » Ésaïe 40, 13-14 .? Mais nous, nous avons la pensée (v. 16 : la faculté de penser et les pensées qui en résultent.) de Christ. » 1 Corinthiens 2, 15-16

Nous devons discerner et savoir quel royaume est servi
et agir ensuite, en conséquence.

 

3. Comment utilisez-vous « les paumes » de vos mains ?

Nous avons vu ci-dessus comment un Jébusien, un officier du Souverain Sacrificateur, frappa Jésus avec la paume de sa main. Pourquoi la paume de la main ? Pour le savoir, étudions l’emploi du mot « paume » dans l’Ancien Testament :

1. La paume évoque l’action de se plier, se prosterner

La paume est désignée dans l’Ancien Testament par le mot hébreu kaph, qui peut se référer à la paume de la main ou à la plante du pied (et d’ailleurs souvent traduit ainsi). Le mot kaph vient d’un autre mot hébreu, kaphash, qui veut dire « se plier, se prosterner ». Cela évoque la capacité de la paume à se plier, lorsqu’on ferme la main. Par conséquent, quand l’officier a frappé Jésus avec la paume de sa main, il Lui ordonnait de se courber, de se soumettre aux ordres de l’Amorrhéen.

2. La paume est utilisée, pour frapper, par ceux qui cherchent à provoquer la honte, à humilier l’autre.

La paume évoque cette idée, que l’on peut trouver en étudiant un passage relativement obscur du Deutéronome : Si des hommes ont une rixe l’un avec l’autre, et que la femme de l’un s’approche pour délivrer son mari de la main de celui qui le frappe, et qu’elle étende sa main et saisisse celui-ci par les parties honteuses, tu lui couperas la main : ton oeil ne l’épargnera point. Deutéronome 25, 11-12

Le mot traduit par main au verset 12 est le mot hébreu kaph mentionné ci-dessus. Donc, en hébreu, le verset 12 dit littéralement : « Alors tu lui couperas la paume ». Le terme pour parties honteuses – à la fin de Deutéronome 25, 11 – est le mot hébreu mabush, qui se réfère aux parties intimes d’un homme. Littéralement, mabush veut dire : ce qui provoque la honte, et vient d’un autre mot : buwsh, qui signifie « rendre honteux, faire honte.»

En comparant le passage de Deutéronome 25, 11-12 à Jean 18, 19-23, nous voyons que le mari correspond au Souverain Sacrificateur, et l’autre homme est Jésus. Ainsi, quand les croyants jébusiens utilisent leur paume pour frapper ceux qui parlent au Nom de Jésus – mais n’ont aucun titre religieux pour soutenir leurs paroles – ils cherchent à provoquer la honte, à humilier l’autre. C’est une honte issue de la chair (c’est-à-dire le corps et l’âme), et non de l’Esprit, car elle est généralement basée sur une comparaison de titres humains. Pour le Souverain Sacrificateur de Jean 18, Jésus n’était « personne » ; Il n’était même pas un Lévite, alors Il ne pouvait pas aspirer au sacerdoce sous l’Alliance en place à l’époque. Anne, lui, était Souverain Sacrificateur, au dessus de tous les sacrificateurs, la plus haute Autorité spirituelle reconnue par le peuple. L’officier, se tournant vers le Souverain Sacrificateur, devait voir un homme revêtu des élégants attributs de sa fonction ; mais, quand il se tournait ensuite vers Jésus, il voyait un prédicateur itinérant de Galilée, et… qui avait jamais entendu parler d’un prophète venant de Galilée ? Jean 7, 52 De plus ce prédicateur était maintenant prisonnier ! Il était facile pour l’officier de discerner le plus grand des deux, alors il s’est mis à frapper Jésus, avec la paume de sa main, et a demandé : « Comment oses-Tu répondre au Souverain Sacrificateur ? Honte à Toi ! » Jean 18, 22 Les pasteurs amorrhéens sont protégés, par les Jébusiens, des croyants qui parlent sous l’Onction prophétique. Ces Jébusiens leur disent de comparer leurs titres humains à ceux du pasteur et la plupart du temps – si ce n’est toujours – le pasteur amorrhéen remporte cette comparaison. Beaucoup de croyants – sous l’influence d’Esprits jébusiens – s’en prennent violemment à quiconque ose dire la moindre parole remettant en cause la grandeur ou l’autorité, du pasteur. Ils agissent alors comme des femmes zélées qui protègent leur mari… Deutéronome 25, 11-12

3. La  »paume » est utilisée par une âme pour remettre en cause la virilité de l’assaillant, c’est-à-dire son autorité spirituelle.

 En effet, dans toute l’Écriture, chaque fois qu’une distinction est faite entre homme et femme dans un passage donné, l’homme symbolise l’esprit et la femme l’âme. Cela ne signifie pas que les femmes ne sont pas Esprit, mais, dans la relation épouse/époux, elles ont le rôle de l’âme tandis que les hommes ont le rôle de l’esprit. Quand une femme est dans son rôle d’épouse, elle doit fonctionner dans la soumission à son mari, de la même façon qu’une âme doit toujours être soumise à l’Esprit de Dieu. Quand une femme ne fonctionne plus seulement en tant qu’épouse, mais comme Fils de Dieu, elle peut à tout moment parler sous l’Onction de l’Esprit, et donner une Parole du Seigneur à son mari. Il doit alors s’y soumettre, parce que, en Christ – l’Oint, il n’y a ni homme ni femme, déclare la Bible. Galates 3, 28 Être une épouse, par conséquent, est l’un des rôles de la femme. Si elle vit dans la soumission à l’Esprit Saint, elle saura quand être « épouse », et quand être « fils de Dieu » Luc 20, 34-36.

Après avoir précisé tout cela, nous insistons encore sur le fait que, dans l’Écriture, les passages qui font la distinction entre homme et femme évoquent les types prophétiques de l’esprit et de l’âme.Par conséquent, quand Deutéronome 25, 11 parle d’une femme qui met la main sur les parties intimes de l’assaillant de son mari, la Parole fait référence à une âme qui remet en cause la virilité de l’assaillant, c’est-à-dire son autorité spirituelle. Chaque fois qu’un Jébusien intime à un prophète l’ordre de se taire, il lui dit en quelque sorte : « Tu n’es pas esprit ; tu n’es qu’une âme et, en tant qu’âme, tu dois te soumettre à l’autorité de l’Amorrhéen, parce qu’il est esprit et toi, tu n’es qu’une âme. »C’est pourquoi tant de croyants, masculins ou féminins, sont privés de leur virilité spirituelle – je parle dans l’Esprit – et vivent en âmes soumises. Ils ne prennent jamais conscience de leur Autorité spirituelle en Christ, l’Oint.

Les Amorrhéens font un effort concerté pour vous ôter la conscience de cette Autorité spirituelle. En effet, ils exigent votre fidélité inconditionnelle. Ils désirent que vous les considériez comme le roi, celui dont la volonté souveraine doit être accomplie. Les Amorrhéens veulent contrôler votre cœur, car c’est là que la volonté réside. Ils s’efforcent activement de l’empêcher d’entendre directement la Voix de Dieu. Les pasteurs amorrhéens, avec l’aide de leurs officiers jébusiens, aiment à prêcher ainsi : « J’entendrai la Voix de Dieu pour toi. Je suis là pour cela ! Soumets-toi seulement à mon autorité, obéis à tout ce que je dis… et tout ira bien avec Dieu ! Tu as désespérément besoin de ma couverture et de mon approbation : sans elles, tu es en rébellion, et Dieu ne bénira pas ta vie. Ne va jamais, jamais, directement à Dieu Lui demander si ce que j’ai dit vient de Lui ou non ! Il y a beaucoup d’esprits trompeurs ici, et tu pourrais très bien entendre l’un d’eux et croire que c’est Dieu qui te parle… Tu n’es pas équipé pour entendre la Voix de Dieu. Jean 10, 27 n’est pas vrai ! Laisse-moi cette histoire de discernement… Laisse-moi être ton héros ! Laisse-moi être ton roi ! »

4. La paume représente aussi le fait d’être sous le contrôle total du roi amorrhéen.

Cette autre interprétation du mot hébreu kaph – la « paume » – se trouve dans ce passage : « Ézéchias ne vous incite-t-il pas, pour vous livrer à la mort par la faim et par la soif, en disant : « L’Éternel, notre Dieu, nous délivrera de la main du roi d’Assyrie ? » 2 Chroniques 32, 11 Le mot traduit par main dans le passage ci-dessus est encore une fois le mot kaph. La fin du verset devrait donc être : « L’Éternel, notre Dieu nous délivrera de « la paume » de la main du roi d’Assyrie. » Puisque la paume est la partie creuse, intérieure de la main, être dans « la paume » d’un roi signifie être à sa portée, ou sous son contrôle total. Quand l’officier a frappé Jésus en Jean 18, 22, il Lui disait : « Je suis sous le contrôle total de cet homme, alors Tu devrais Te soumettre à lui ! »

Voici un autre passage où le mot hébreu pour la « paume » est utilisé dans le même sens :« Et Je te délivrerai de la main des iniques et te rachèterai de la main des violents. » Jérémie 15, 21Encore une fois, le mot main utilisé dans l’expression main des violents ci-dessus vient du mot hébreu pour paume, kaph. Le mot traduit par violents est ariyts, qui dérive du mot arats : trembler, avoir peur, opprimer. Les Amorrhéens aiment opprimer, créer un sentiment de crainte et de peur chez les gens qu’ils veulent diriger. Si vous avez le moindre doute, considérez ceux qui vivent sous l’oppression des Amorrhéens, tels Fidel CASTRO, Saddam HUSSEIN… Beaucoup de personnes vivant sous la domination amorrhéenne s’accoutument tellement au règne de la terreur qu’elles parlent souvent de leurs dirigeants oppresseurs en termes favorables, rarement négatifs. Les Amorrhéens, avec l’aide des Jébusiens, font subir un lavage de cerveau aux gens, jusqu’à leur faire réellement penser que c’est un « péché » de dire la moindre parole contre le dirigeant amorrhéen.

Jusqu’à présent, nous avons vu comment :

1. Les Jébusiens frappent les autres avec la paume de leur main, pour leur intimer l’ordre de se prosterner devant l’Amorrhéen ;
2. C’est un acte destiné à provoquer la honte,
3. C’est un acte destiné à remettre en question l’autorité spirituelle de l’autre.
4. La « paume » symbolise aussi le contrôle total du roi amorrhéen.

Mes chers frères et sœurs en Christ,

y a-t-il du sang sur vos paumes ?

Avez-vous déjà, sans le savoir, frappé un Fils de Dieu au visage parce qu’il ou elle osait remettre en cause les ordres ou les opinions de votre pasteur ? « Vos mains sont souillées de sang, et vos doigts, d’iniquité ; vos lèvres ont dit des mensonges, votre langue a murmuré l’iniquité ; il n’y a personne qui invoque la justice, et personne qui plaide en jugement avec intégrité ; on se confie dans le néant, et on parle avec fausseté ; on conçoit l’oppression, et on enfante l’iniquité. Ils font éclore des œufs de serpent, et ils tissent des toiles d’araignées, celui qui mange de leurs œufs mourra, et si l’on en écrase un, il en éclot une vipère. Leurs toiles ne deviendront pas des vêtements, et ils ne se couvriront point de leurs œuvres ; leurs œuvres sont des œuvres d’iniquité, et des actes de violence sont dans leurs mains. Leurs pieds courent au mal, et se hâtent pour verser le sang innocent ; leurs pensées sont des pensées d’iniquité ; la destruction et la ruine sont dans leurs sentiers. » Ésaïe 59, 3-7

Le mot traduit par mains au verset 3 est encore une fois kaph. S’il y a du sang innocent sur vos paumes, Dieu veut que vous vous en repentiez ! Si vous le faites, Il effacera le sang de Son Fils de vos mains ; Il vous libérera de cet Esprit jébusien, défenseur de l’Amorrhéen, établi dans votre cœur. Dieu l’a fait avec Saul de Tarse, Il peut le faire avec vous. Il veut accomplir des choses puissantes à travers vous, tout comme Il l’a fait avec lui ! Toutefois, vous devez accepter de Le reconnaître comme votre seul Roi, le Seul qui mérite votre soumission inconditionnelle et votre loyauté !Même s’il a le titre de« pasteur, prophète, apôtre, évêque, révérend, pape… »

ne laissez aucun Amorrhéen prendre la place de Dieu dans votre cœur !


4. Ne laissez pas le coq chanter sur vous !!

 

Les coqs sont un parfait exemple de l’Esprit amorrhéen. Avant les événements qui se sont déroulés au chapitre 18 de Jean, le Seigneur a donné à Simon Pierre cette parole prophétique : …« Tu laisseras ta vie pour Moi ! En vérité, en vérité, Je te dis : le coq ne chantera point, que tu ne M’aies renié trois fois. » Jean 13, 38 Pourquoi le Seigneur a-t-Il utilisé un coq pour confirmer le reniement de Pierre ? Observons le comportement d’un coq ! J’ai toujours été citadin, mais j’ai entendu dire, par des propriétaires de une basse-cour, que : les coqs ont l’habitude d’établir leur domination sur un harem de poules. D’après ce que je sais : un coq devient très jaloux et agressif quand un autre envahit son territoire, et il se bat habituellement contre tout coq intrus pour le chasser loin de ses femelles. En d’autres termes, le coq veut être roi de son territoire. Il devient très agressif quand un intrus (mâle) vient remettre en question sa domination. Les poules sont à lui et on ferait mieux de ne pas y toucher ! Les coqs présentent donc un parfait exemple de l’Esprit amorrhéen.

1. Les Amorrhéens sont des Esprits territoriaux qui aiment dominer sur un grand nombre d’âmes.

Ils les voient comme des trophées à leur grandeur. Ceux qui ont un Esprit amorrhéen dans leur cœur font preuve de ce même comportement. La nature territoriale des Amorrhéens est mise en évidence par ce passage : « Israël envoya des messagers à Sihon, roi des Amorrhéens, disant : « Je passerai par ton pays, nous ne nous détournerons pas dans les champs, ni dans les vignes ; nous ne boirons pas de l’eau des puits ; nous marcherons par le chemin du roi, jusqu’à ce que nous ayons passé tes limites. » Mais Sihon ne permit pas à Israël de passer par ses limites ; et Sihon rassembla tout son peuple, et sortit à la rencontre d’Israël, au désert, et vint à Jahats et combattit contre Israël. » Nombres 21, 21-23

On pourrait paraphraser le roi des Amorrhéens : « Ne vous approchez pas de ma propriété ou je tire ! » D’après mes souvenirs, les coqs gonflent les plumes de leur cou quand ils chantent, ce qui forme une sorte de couronne. C’est une façon de dire : « Hé ! Je suis seigneur et maître de ce territoire, c’est moi qui commande ici ! » Quand on étudie attentivement le chapitre 18 de Jean, il devient évident que les Esprits amorrhéens chantaient comme des coqs la nuit où Jésus a été arrêté : « Simon Pierre suivait Jésus, et l’autre disciple aussi ; et ce disciple-là était connu du Souverain Sacrificateur, et il entra avec Jésus dans le palais du Souverain Sacrificateur ; mais Pierre se tenait dehors à la porte. L’autre disciple donc, qui était connu du Souverain Sacrificateur, sortit, et parla à la portière, et fit entrer Pierre. La servante qui était portière dit donc à Pierre : « Et toi, n’es-tu pas des disciples de Cet homme ? Lui dit : « Je n’en suis point. » Or les esclaves et les huissiers, ayant allumé un feu de charbon, se tenaient là, car il faisait froid, et ils se chauffaient ; et Pierre était avec eux, se tenant là et se chauffant. » Jean 18, 15-18

Remarquez que, dans son premier reniement, Simon Pierre est à l’intérieur du palais du Souverain Sacrificateur. Il est entré sur le territoire du coq. Anne, le Souverain Sacrificateur, était un Amorrhéen. L’un de ses sujets, la jeune femme portière verset 17, s’en prit à Pierre : elle affirma qu’il était un des disciples de Jésus. En termes spirituels, sous influence jébusienne, elle demandait à Simon : « Hé ! Toi, poulet… à quel coq appartiens-tu ? N’appartiendrais-tu pas à ce coq appelé Jésus de Nazareth ? Regarde un peu ce que mon coq, le Souverain Sacrificateur, est en train de faire à ce coq !! » Le verset 18 met en avant les serviteurs et les officiers, tous sujets serviles du Souverain Sacrificateur amorrhéen. La chaleur du feu de charbon représente la couverture et la protection que les Amorrhéens offrent à leurs sujets. « Sans moi – disent les Amorrhéens – tu seras dehors dans le froid !! Viens te mettre sous ma protection. Donne-moi seulement ta loyauté inconditionnelle, et je prendrai soin de toi ! Jette simplement ton Appel apostolique au feu comme tous les autres l’ont déjà fait. Cela fait plus de charbon pour mon feu !! »

2. L’esprit de servilité présent ce soir-là a entraîné Simon Pierre hors de son Onction d’Apôtre, de Prophète, et d’Évangéliste.

Simon a jeté son Appel apostolique ici, parce que celle qui le questionnait était la servante portière. Les portes, ou les grilles, dans l’Écriture sont symboliques du Jugement, car dans les anciennes cités, les jugements étaient rendus aux portes de la ville. Le ministère le plus lié à la Parole de Jugement est le ministère apostolique. En effet, l’Onction d’Apôtre est dispensée pour doter l’église de Sagesse 1 Corinthiens 2, 1 et 2, 7 ; Colossiens 1, 1 et 1, 28-29, et la Sagesse est donnée par Dieu pour exécuter les Jugements. 1 Rois 3, 9-12  Dans les deuxième et troisième reniements de Simon, le coq frappe encore : « Anne donc l’avait envoyé lié à Caïphe, le souverain Sacrificateur. Et Simon Pierre se tenait là, et se chauffait ; ils lui dirent donc : « Et toi n’es-tu pas de ses disciples ? » Il le nia, et dit : « Je n’en suis point. » L’un d’entre les esclaves du Souverain Sacrificateur, parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, dit : « Ne t’ai-je pas vu, moi, dans le jardin avec Lui ? » Pierre donc nia encore ; et aussitôt le coq chanta. » Jean 18, 24-27 Jésus a été envoyé d’un Souverain Sacrificateur amorrhéen, Anne, à un autre Souverain Sacrificateur amorrhéen, Caïphe – car, selon Luc 3, 2, il y avait deux Souverains Sacrificateurs à l’époque ! Pendant ce temps, les poulets de Caïphe le Coq revinrent sur le cas de Pierre, lui demandant encore une fois s’il était un des poulets de Jésus.

Simon Pierre a jeté au feu l’Onction de Prophète qui était sur sa vie quand il a nié être disciple de Jésus. Deux raisons nous permettent de l’affirmer :

 1. Anne et Caïphe étaient co-Souverains Sacrificateurs et, nous venons de le voir, le premier reniement de Pierre fut au prix de son Appel apostolique. Or l’Appel apostolique et l’Onction de Prophète vont généralement de pair Éphésiens 2, 20. Donc le reniement qui eut lieu au moment où Jésus était avec Caïphe coûta à Pierre son Onction de Prophète.

2. Le mot traduit par « se tenait là » en Jean 18, 25 vient d’un mot grec qui signifie littéralement était ; par conséquent le verset 25 fait référence à la présence de Pierre à cet endroit. Dans l’Écriture, le ministère le plus lié à la manifestation et à la plénitude de la Présence de Dieu est le ministère prophétique. En effet, l’Onction de Prophète comble le vide dans la vie des gens, leur donnant le sens d’un objectif et d’un Appel. L’Onction de Prophète apporte donc la plénitude de la Présence de Dieu dans la vie des gens.

3. Le troisième reniement de Pierre, en Jean 18, 27, lui coûta l’Onction d’Évangéliste. Pourquoi ? Car celui qui lui faisait face lui demandait s’il avait été avec Jésus dans le jardin. Le jardin évoque un lieu avec de la terre, ce qui fait référence à l’Esprit guirgasien, étudié dans un précédent article. Simon Pierre le pêcheur était un homme sous forte influence guirgasienne – Dieu voulant nous l’étudierons dans un prochain article. C’est précisément quand Jésus a brisé cette influence Luc 5, 1-11, qu’Il l’a appelé à être un puissant évangéliste, un pêcheur d’hommes… Simon avait été un homme d’affaires au sens pratique durant toute sa vie. C’est seulement lorsque Jésus a brisé ce sens pratique guirgasien qu’il s’est éveillé à un Appel plus élevé sur sa vie : il allait devenir un puissant Évangéliste de Dieu ! Lorsque le Guirgasien servile de Jean 18, 27 s’en prit à Simon quant à sa présence dans le jardin, il lui rappelait – au sens spirituel – ses racines guirgasiennes. Il l’appelait ainsi à démissionner de cette ambition élevée d’être un puissant évangéliste pour Dieu.

Remarquez comme les reniements de Simon Pierre ont tous été amenés par des conversations avec ces serviteurs. Un esprit de servilité était présent ce soir-là, qui a entraîné Simon Pierre hors de son Onction d’Apôtre, de Prophète, et d’Évangéliste. Nous l’avons étudié dans un précédent article, ce sont précisément les trois onctions de ministère masculines – les deux onctions de ministère féminines étant l’Onction de Pasteur et celle d’Enseignant. Simon Pierre a donc été – pour ainsi dire – vidé de sa virilité spirituelle, et réduit à une simple âme, une âme apeurée qui serait morte… sans « la chaleur et la couverture spirituelle d’un Esprit amorrhéen » !! Quand nous autorisons des Esprits amorrhéens à chanter sur nous comme des coqs, nous sommes vidés de notre autorité en tant qu’Esprits. Nous devenons de simples âmes, qui diffèrent peu des animaux – car ils ont aussi une âme, mais pas d’esprit. Quand vous êtes privé de votre Autorité spirituelle, vous êtes alors privé de votre humanité, de ce qui nous rend – vous et moi – vraiment uniques et différents des animaux, et de tous les autres êtres créés dans le royaume physique.

Ne laissez pas le coq chanter sur vous !

 

5. Malchus, le serviteur…

 

En Jean 18, 10, alors que Jésus était sur le point d’être arrêté par la foule des officiers du Souverain Sacrificateur – c’est-à-dire les « Jébusiens des Amorrhéens » – Simon Pierre fit la chose suivante : « Simon Pierre donc, ayant une épée, la tira et frappa l’esclave du souverain sacrificateur et lui coupa l’oreille droite ; et le nom de l’esclave était Malchus. » Jean 18, 10 Pourquoi Simon Pierre a-t-il coupé l’oreille droite ? Certains pourraient dire : « Et bien, il était pêcheur, pas soldat, alors il n’a pas bien su viser avec son épée ! » J’accepterais peut-être une telle réponse si nous considérions ce passage depuis une perspective naturelle. Mais nous pouvons être sûrs que Dieu veut nous dire quelque chose, puisque le Saint Esprit a pris la peine de rappeler à Jean de préciser quelle oreille avait été touchée. Tous les événements qui se produisent dans le monde matériel sont les conséquences de ce qui se passe dans le monde spirituel. Pour ne citer que les paroles « Nous sommes des esprits dans un monde matériel » du chanteur STING…

L’oreille, de manière assez évidente, fait référence à l’action d’écouter. Ce qui, dans l’Écriture, est très lié au concept d’obéissance aux ordres de quelqu’un.

On ne peut pas être un bon serveur, par exemple, si l’on n’écoute pas attentivement la commande des clients. On ne peut pas être un bon employé si l’on n’écoute pas les ordres de son patron. On ne peut pas être un bon esclave si l’on n’écoute pas attentivement les ordres de son maître : « Prête-Moi attention, Mon peuple, et prête-Moi l’oreille, Ma nation ! %%% > Car Ma loi sortira d’auprès de Moi, et J’établirai Mon Jugement pour une lumière des peuples. » Ésaïe 51, 4  « Moïse appela tout Israël, et leur dit : Écoute, Israël, les statuts et les ordonnances que je prononce aujourd’hui à vos oreilles, vous les apprendrez, et vous les garderez pour les pratiquer. » Deutéronome 5, 1  « Si ton frère, un Hébreu, homme ou femme, t’a été vendu, il te servira six ans, et, la septième année, tu le renverras libre de chez toi. Et quand tu le renverras libre de chez toi, tu ne le renverras pas à vide. Tu lui donneras libéralement de ton menu bétail, et de ton aire, et de ta cuve, tu lui donneras de ce en quoi l’Éternel, ton Dieu, t’aura béni ; et tu te souviendras que tu as été serviteur dans le pays d’Égypte, et que l’Éternel, ton Dieu, t’a racheté ; c’est pourquoi Je te commande ces choses aujourd’hui. Et s’il arrive qu’il te dise : « Je ne sortirai pas de chez toi », (car il t’aime, toi et ta maison, et il se trouve bien chez toi), alors tu prendras un poinçon et tu lui en perceras l’oreille contre la porte, et il sera ton serviteur pour toujours ; et tu feras aussi de même avec ta servante. Ce ne sera pas à tes yeux chose pénible de le renvoyer libre de chez toi, car il t’a servi six ans, ce qui te vaut le double du salaire d’un mercenaire ; et l’Éternel, ton Dieu, te bénira dans tout ce que tu feras. » Deutéronome 15, 12-18

Remarquez comment le signe de l’esclavage permanent était fait en perçant l’oreille de l’esclave contre la porte. Deutéronome 15, 17 Simon Pierre a coupé l’oreille droite du serviteur, comme s’il essayait de le libérer de son esclavage envers son maître amorrhéen, de son obligation de l’écouter et de lui obéir. (C’est comme aller au zoo, ouvrir la cage du zèbre et lui dire : « Va, va, cours et sois libre comme l’air ». Ce zèbre-là, cependant, ne voulait pas quitter sa cage.) Malchus le serviteur était à l’aise dans son état d’esclavage, dans cette dépendance à son maître amorrhéen. C’est pourquoi Jésus lui a remis l’oreille, pour indiquer qu’il ne voulait pas être libre. Jésus signifiait aussi à Simon Pierre qu’il essayait de faire les choses de la mauvaise manière.

Le côté droit dans l’Écriture est généralement lié à la mise en place de l’autorité. C’est pourquoi Simon Pierre a coupé l’oreille droite, et non la gauche : « L’Éternel a dit à Mon Seigneur : Assieds-toi à Ma droite, jusqu’à ce que Je mette tes ennemis pour le marchepied de Tes pieds. L’Éternel enverra de Sion la verge de Ta force : domine au milieu de Tes ennemis ! Ton peuple sera un peuple de franche volonté, au jour de Ta puissance, en sainte magnificence. Du sein de l’aurore Te viendra la rosée de Ta jeunesse. L’Éternel a juré, et Il ne se repentira point : Tu es sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédec ! Le Seigneur, à Ta droite, brisera les rois au jour de Sa colère. Il jugera parmi les nations, Il remplira tout de corps morts, Il brisera le chef d’un grand pays. Il boira du torrent dans le chemin, c’est pourquoi Il lèvera haut la tête. » Psaumes 110, 1-7  Couper l’oreille droite de Malchus, c’était comme lui dire : « N’écoute plus cette autorité à laquelle ton cœur a cédé. Cède ton cœur à l’Autorité invisible de Jésus, non à l’autorité visible du Souverain Sacrificateur. » La méthode de Simon Pierre était mauvaise, bien que son idée fût bonne. Aucun moyen humain ne peut délivrer les Malchus de ce monde de l’esclavage qu’ils se sont eux-mêmes imposé. « Jésus est Sacrificateur selon l’ordre de Melchisédec. »  »Psaumes 110, 4 ;Hébreux 5, 6 ».

Ce type de sacerdoce ne peut pas être discerné avec l’œil naturel, contrairement au sacerdoce d’Aaron : Malchus suivait le Souverain Sacrificateur aaronique, parce que son sacerdoce était visible dans le naturel. Il rejetait le Souverain Sacrificateur selon l’ordre de Melchisédec, parce que Son Autorité n’était pas visible dans le naturel. Cependant ceux qui demeurent dans le sacerdoce de Melchisédec briseront des rois terrestres. Psaumes 110, 5 Ironiquement, Malchus signifie roi car c’est la version grecque du mot hébreu melek mentionné au début de cet article. « Malchus le serviteur » est donc contradictoire dans les termes.

Malchus est une figure de tant de croyants qui ne se sont pas éveillés à la conscience d’être :

– des rois spirituels, Apocalypse 1, 6 ; 2, 26 ; 3, 21
– de puissants êtres spirituels,
– des conquérants forts, appelés à reprendre à Satan l’atmosphère spirituelle, afin que le Royaume de Dieu puisse être établi.

Nous avons le Nom d’un Roi !
Mais nous agissons et vivons comme des serviteurs…

Nous sommes des êtres spirituels puissants, appelés à manifester la Puissance et la Gloire de Dieu ! Mais nous nous sommes résignés à vivre des vies terrestres confortables, dans la chaleur et sous la couverture – spirituelle – de coqs amorrhéens, qui nous enferment avec bonheur dans leur harem de poules. « Cieux, soyez étonnés de ceci, frissonnez, et soyez extrêmement confondus, dit l’Éternel. Car Mon peuple a fait deux maux, ils M’ont abandonné, Moi, la source des eaux vives, pour se creuser des citernes, des citernes crevassées qui ne retiennent pas l’eau. Israël est-il un serviteur ? Est-il un esclave né dans la maison ? Pourquoi est-il mis au pillage ? Les jeunes lions ont rugi contre lui, ils ont fait retentir leur voix, et ils ont mis son pays en désolation ; ses villes sont brûlées, de sorte qu’il n’y a plus d’habitant. » Jérémie 2, 12-15 L’expression mis au pillage, à la fin du verset 14, devrait être en réalité traduite par : pris comme butins. Les Amorrhéens aiment prendre des butins. En tant que type prophétique, Simon Pierre, dans son matérialisme terrestre, a essayé de libérer Malchus par des moyens humains.

« L’église Malchus » cependant ne peut être libérée que par des hommes et des femmes qui, comme le Seigneur Jésus, sont prêts à mourir.

Les coqs amorrhéens menacent toujours de mort les poulets insoumis ! Cette mort peut prendre plusieurs formes :
Par exemple, j’ai entendu des pasteurs amorrhéens prêcher ainsi : « Si vous ne vous soumettez pas aux autorités de votre église locale, vous serez laissés de côté au moment de l’enlèvement. » D’autres : « Si vous ne demandez pas ma couverture spirituelle pour assister à cette Conférence, Dieu ne vous y bénira pas. » Ou encore : « Si vous n’obéissez pas aux ordres de votre pasteur, Dieu ne fera pas prospérer vos affaires. ». Ce sont là différentes manières de dire : « Si vous ne vous soumettez pas à moi, vous mourrez. » Par conséquent, ceux qui sont prêts à mourir deviennent les libérateurs des Malchus. Les Amorrhéens ne peuvent pas utiliser la mort comme arme pour les empêcher de parler puisqu’il n’est pas possible de les intimider par des menaces de mort. Leur résistance spirituelle ne peut pas être annulée, même quand les Amorrhéens les tuent, comme ils l’ont fait avec Jésus. Leur sang crie de la terre vers Dieu et déclenche Son indignation justifiée envers les Amorrhéens ! C’est pourquoi la terre a tremblé quand Jésus est mort, et beaucoup de ceux qui étaient prisonniers ont été libérés à ce moment : « Jésus, ayant encore crié d’une forte voix, rendit l’esprit. Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ; et la terre trembla, et les rochers se fendirent, et les sépulcres s’ouvrirent ; et beaucoup de corps des saints endormis ressuscitèrent, étant sortis des sépulcres après Sa Résurrection, ils entrèrent dans la sainte ville, et apparurent à plusieurs. » Matthieu 27, 50-53 Les Amorrhéens signent leur propre arrêt de mort en tuant les libérateurs. Malheureusement, peu sont prêts à donner leur vie – au sens propre ou figuré – pour voir les Malchus libérés.

J’espère, mon frère et ma sœur en Christ, que vous êtes l’un de ces libérateurs !

6. Tellement plus à dire !

Il y a tellement plus à dire concernant l’ Esprit Amorrhéen. Dieu voulant, nous publierons de futurs articles – où nous continuerons à étudier les Amorrhéens et la Parole prophétique que Dieu a déjà proclamée contre ces Esprits et ceux qui les portent dans leur cœur. La claudication et le mutisme que l’Amorrhéen, le Jébusien et le Guirgasien ont imposés à l’Église, seront brisés, et la Gloire de Dieu sera vue dans Sa Maison !

« Voici, un roi régnera en justice, et des princes domineront avec droiture ; et il y aura un homme qui sera – comme une protection contre le vent et un abri contre l’orage, – comme des ruisseaux d’eau dans un lieu sec, – comme l’ombre d’un grand rocher dans un pays aride. Et les yeux de ceux qui voient ne seront pas aveuglés, et les oreilles de ceux qui entendent écouteront, et le cœur de ceux qui vont étourdiment sera intelligent dans la connaissance, et la langue de ceux qui bégaient parlera promptement et clairement. L’homme vil ne sera plus appelé noble, et on ne dira pas l’avare généreux. Car l’homme vil dira des choses viles, et son cœur commettra l’iniquité pour pratiquer l’impiété et pour dire l’erreur contre l’Éternel, pour rendre vide l’âme qui a faim et ôter la boisson à celui qui a soif. Les armes de l’avare sont mauvaises ; il trame des artifices pour détruire les débonnaires par des dires mensongers, même quand le pauvre parle droitement. Mais l’homme noble se propose des choses nobles, et il se maintiendra par des choses nobles. Levez-vous, femmes qui êtes à votre aise, écoutez Ma voix ; vous filles qui vivez en sécurité, prêtez l’oreille à ce que Je dis : Dans un an et des jours vous serez agitées, vous qui êtes en sécurité ; car c’en est fait de la vendange, la récolte ne viendra pas. Tremblez, vous femmes qui êtes à votre aise ; soyez agitées, vous qui vivez en sécurité. Dépouillez-vous, et mettez-vous nues, et ceignez le sac sur vos reins. On se frappe la poitrine à cause des champs agréables, à cause des vignes fertiles.Sur la terre de Mon Peuple croissent des épines et des ronces, même sur toutes les maisons de délices de la cité joyeuse. Car le palais est délaissé, le tumulte de la ville est abandonné. Ophel et la tour de la sentinelle seront des cavernes pour toujours, les délices des ânes sauvages, un pâturage des troupeaux,
jusqu’à ce que l’Esprit soit répandu d’En-Haut sur nous, et que le désert devienne un champ fertile, et que le champ fertile soit réputé une forêt. » Ésaïe 32, 1-15

« Il abat ceux qui habitent en haut ; Il abaisse la ville haut élevée, Il l’abaisse jusqu’en terre, Il la fait descendre jusque dans la poussière, le pied la foulera, les pieds des affligés, les pas des misérables. Le chemin du juste est la droiture. Toi qui es droit, Tu aplanis le sentier du juste. Oui, dans le chemin de Tes Jugements, ô Éternel, nous T’avons attendu ; le désir de notre âme est après Ton Nom et après Ton Souvenir. Mon âme Te désire de nuit ; oui, mon esprit, au dedans de moi, Te cherche diligemment ; car, lorsque Tes Jugements sont sur la terre, les habitants du monde apprennent la justice. Si l’on use de grâce envers le méchant, il n’apprend pas la justice ; dans le pays de la droiture il fait le mal, et il ne voit pas la Majesté de l’Éternel. O Éternel, Ta main est élevée, mais ils ne voient point ; mais ils verront Ta Jalousie pour le peuple et seront honteux. Oui, le feu qui attend Tes adversaires les dévorera. » Ésaïe 26, 5-11

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