Matthieu 5, 27

Matthieu 5, 27   » clause d’exception  » ?!

En nous appuyant sur une base biblique claire, une compréhension claire de la façon dont l’erreur humaniste a pénétré la doctrine de l’église, nous pouvons maintenant examiner les passages de l’Écriture peu clairs qui ont été utilisés de nos jours pour excuser de manière si véhémente des styles de vie non-bibliques.

En partant d’une base claire et cohérente, abordons avec prudence et honnêteté ce que l’on décrit comme “ les versets faisant exception ”. Sont-ils vraiment une exception à ce que nous avons appris jusqu’à maintenant et le contredisent-ils ou s’harmoniseront-ils parfaitement ? Nous savons que la Parole de Dieu ne se contredit jamais ; alors par conséquent, quelle que soit la vérité que nous découvrirons ici, elle devra être en parfait accord avec ce dont nous avons déjà discuté. Mais comment est-ce possible ?

Les passages en question sont :
Matthieu 5, 27-32
Matthieu 19, 5-12
1 Corinthiens 7, 12-16

Le passage de Matthieu 5 a été dit aux disciples.
Le passage de Matthieu 19 a été dit aux pharisiens.
Le passage de 1 Corinthiens 7 a été écrit à l’église de Corinthe.

Matthieu – écrit aux Juifs Il est vraiment important de noter que la plupart des érudits sont d’accord : l’évangile de Matthieu a été écrit uniquement aux Juifs pour prouver que Jésus était vraiment le « Promis » – le Messie.

Voici trois preuves à l’appui de ce fait : Nous trouvons en Matthieu, et seulement là la généalogie de Marie et de Joseph, pour prouver aux Juifs que personne d’autre que Jésus-Christ ne pouvait remplir les conditions pour être le Messie promis. Alors que Marc et Luc font de nombreuses références au « Royaume de Dieu », Matthieu est différent. Parce que les Juifs recherchaient un Royaume terrestre, ils ne pouvaient pas comprendre pourquoi Jésus disait la chose suivante :

Mon Royaume n’est pas de ce monde…
Jean 18, 36

Dans l’Évangile de Matthieu, au lieu d’utiliser la même phrase qu’en Marc et Luc – c’est-à-dire « le Royaume de Dieu » – Jésus en parle au moins 23 fois comme du « Royaume des cieux, » rappelant ainsi aux Juifs qu’Il n’était pas venu à ce moment-là pour établir un Royaume terrestre.

Beaucoup des prophéties que l’on trouve uniquement en Matthieu se réalisèrent quand Jérusalem fut détruite en 70 après Jésus-Christ, et furent ainsi écrites pour les Juifs en particulier. Si nous comprenons bien ce fait, en abordant les passages de Matthieu, nous trouverons une belle harmonie.

Matthieu a été écrit aux Juifs,
Marc aux Romains,
Luc aux Grecs.

 

  1. PEMIÈRE « CLAUSE D’EXCEPTION  » : Matthieu 5, 27-32

Vous avez ouï qu’il a été dit : « Tu ne commettras pas adultère ».
Mais Moi, Je vous dis
[voici le point pivot qui fait définitivement autorité]
que quiconque regarde une femme pour la convoiter,
a déjà commis adultère avec elle dans son cœur.
Matthieu 5, 27-28

Permettez-moi d’insérer ici une question pertinente pour ceux qui enseignent que l’adultère est une cause de divorce aujourd’hui : s’il en est ainsi, comment appliquent-ils cet enseignement ? Une femme pourrait-elle demander le divorce parce qu’elle a vu une lueur dans l’œil de son mari tandis qu’il regardait une autre femme ? Jésus n’a pas enseigné que l’adultère ou l’impureté morale étaient des raisons de divorce, mais plutôt une occasion de manifester le pardon chrétien. De nombreux hommes mariés aujourd’hui vivent avec leur femme, le cœur empli d’adultère, tout en allant régulièrement à l’église. La seule différence entre eux et les adultères mis à jour est que, jusque là, ils l’ont gardé à l’intérieur. Aux yeux de Dieu, ils sont quand même adultères, et ils ont besoin de se repentir.

Il a été dit aussi :
« Si quelqu’un répudie [divorce de] sa femme,
qu’il lui donne une lettre de divorce ».
Mais Moi, Je vous dis
[point pivot qui fait définitivement autorité]
que quiconque répudiera sa femme, si ce n’est pour cause de fornication,
la fait commettre adultère ;
et quiconque épousera une femme répudiée, commet adultère.
Matthieu 5, 31-32

Matthieu 19, 3-7 dit :

…les pharisiens vinrent à Lui, l’éprouvant et [Lui] disant :
« Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour quelque cause que ce soit ? »

Es-Tu d’accord avec Hillel, le libéral ?

Et Lui, répondant, leur dit :
N’avez-vous pas lu que Celui qui les a faits
le commencement les a faits mâle et femelle,
et qu’Il dit :
« C’est pourquoi, l’homme laissera son père et sa mère et sera uni à sa femme ;
et les deux seront ” Une Seule Chair “ » ?
Ainsi, ils ne sont plus deux, mais ” Une Seule Chair “.
Ce donc que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas !
Ils lui disent :
« Pourquoi donc Moïse a-t-il commandé de
donner une lettre de divorce, et de la répudier ? »
Matthieu 19, 3-7

Remarquez ici que, quand Jésus leur dit ce qu’Il croyait, ils s’en saisirent et dirent immédiatement : « C’est différent de ce que Moïse nous a dit. Comment justifies-Tu de contredire Moïse ? »

Les pharisiens savaient que Jésus enseignait un message différent de celui de Moïse sur le Mariage et le divorce. C’est presque comme s’ils avaient dit :« Bien, si Tu dis cela, et que Tu fais tellement autorité, alors pourquoi est-ce que Moïse a enseigné autre chose ? Es-Tu en train de contredire Shammai, Hillel et Moïse ? » Il nous faut examiner Deutéronome 24, 1-4 et mettre son enseignement en perspective pour voir pourquoi cela ne peut pas s’appliquer aujourd’hui.

Si un homme prend une femme et l’épouse,
et qu’il arrive quelle ne trouve pas grâce à ses yeux,
parce qu’il aura trouvé en elle quelque chose de malséant,
il écrira pour elle une lettre de divorce,
et la lui mettra dans la main,
et la renverra hors de sa maison.
Et elle sortira de sa maison et s’en ira,
et elle pourra être à un autre homme.
Et si le dernier mari la hait,
et qu’il lui écrive une lettre de divorce et la lui mette dans la main,
et la renvoie de sa maison,
ou si le dernier mari qui l’avait prise pour sa femme vient à mourir :
alors son premier mari, qui l’a renvoyée,
ne pourra pas la reprendre pour être sa femme,
après qu’elle aura été rendue impure ;
car c’est une abomination devant l’Éternel :
tu ne chargeras pas de péché
le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne en héritage.
Deutéronome 24, 1-4

De nombreux pasteurs et enseignants utilisent ce passage pour dire que les divorcés remariés ne pourraient jamais revenir à leur premier conjoint « car c’est une abomination ».

L’application de ce principe de l’Ancien Testament à des situations du Nouveau Testament n’est pas scripturaire, et pas fondée, pour trois raisons :

1. Cette loi mosaïque est née de la désobéissance, de la dureté de cœur.

2. Dieu le Père, et Jésus Christ, ont nié que le Père en soit l’auteur.

En Jérémie 3, 1,8 et 12-14, Dieu le Père a parlé de ce passage du Deutéronome :

Il est dit :
« Si un homme renvoie sa femme, et qu’elle le quitte et soit à un autre homme,
retournera-t-il vers elle ?
Ce pays-là n’en sera-t-il pas entièrement souillé ? »
Et toi, tu t’es prostituée à beaucoup d’amants ;
toutefois, retourne vers Moi ! dit l’Éternel. ».
Jérémie 3, 1

Notez que Dieu n’a pas dit « J’ai dit ! » Au lieu de cela Il dit : « il est dit ! » Il cite ici Deutéronome 24, 1-4 et dit :

« Voici ce qu’ils disent ! »

Voyez comment Il continue en réfutant ce principe par Ses propres Actions envers Israël et Juda. Dans Parole Vivante il est dit :

…bien que tu M’aies quitté et ait épousé plusieurs amants,
Je t’ai cependant invitée à revenir à Moi
, dit le Seigneur.

Jérémie 3, 1

Dieu dit qu’Il a répudié l’Israël infidèle :

Et J’ai vu que, [quand], pour toutes les choses en lesquelles Israël l’infidèle avait commis adultère,
Je l’ai renvoyée et lui ai donné sa lettre de divorce,
toutefois sa sœur, Juda la perfide, n’en a pas eu de crainte,
mais elle s’en est allée et s’est prostituée, elle aussi.
Jérémie 3, 8

Dieu a répudié Israël :

Va, et crie ces paroles vers le nord, et dis :
« Reviens, Israël l’infidèle, dit l’Éternel ;
Je ne ferai pas peser sur vous un Visage irrité,
car Je suis Bon, dit l’Éternel ;
Je ne garderai pas Ma Colère à toujours. »
Jérémie 3, 12

Après avoir répudié Israël à cause de ses adultères, Dieu lui a dit : « Reviens à Moi ! » Il donne au peuple d’Israël Sa Réponse à ses problèmes, pour sa guérison.

Seulement, reconnais ton iniquité,
car tu t’es rebellée contre l’Éternel, ton Dieu,
et tu as tourné çà et là tes chemins vers les étrangers sous tout arbre vert ;
et vous n’avez pas écouté Ma Voix,
dit l’Éternel.
Jérémie 3, 13

Il dit : « D’abord, reconnais ton péché, afin que la guérison puisse commencer. » Puis, au verset 14, le Seigneur conclut Sa réponse pour leur guérison :

« Revenez, fils infidèles, dit l’Éternel, car Moi Je vous ai épousés… »
Jérémie 3, 14

Dieu demande d’abord de le reconnaître. Puis Il demande de se repentir et cesser leurs infidélités. Pourquoi le devraient-ils ? Parce qu’Israël était toujours Son Épouse. En effet, Dieu n’a pas dit : « Je vous avais épousés ». Si Dieu le Père avait vraiment poussé Moïse à écrire Deutéronome 24, 1-4, alors pourquoi en parlait-Il en disant « il est dit » ? Pourquoi n’a-t-Il pas Lui-même suivi ce modèle envers Israël en Jérémie 3 ? En Malachie 2, 16, Dieu explique pourquoi Il n’a pas suivi ce modèle :

Car le Seigneur, le Dieu d’Israël, dit qu’Il hait le divorce et les hommes cruels…

Par conséquent, contrôlez vos passions – qu’il n’y ait pas de divorce !! Voilà la vision de Dieu sur le Mariage !

Jésus Lui-même confirmait ce que Son Père disait en Jérémie 3 quand Il dit aux pharisiens :

…« Il [Moïse] vous a écrit ce commandement à cause de votre dureté de cœur… »

Remarquez que Jésus n’a pas dit : « Mon Père vous a écrit ce commandement » mais : « Moïse vous a écrit ce commandement à cause de votre dureté de cœur »

3. Jésus a rendu ce principe mosaïque sans effet quand Il a dit en Matthieu 5, 32 :

« … Mais Moi, Je vous dis ».

Notez la réponse de Jésus à cet enseignement du Deutéronome, telle qu’on la trouve en Matthieu 5, 31-32 : Au verset 31, Jésus dit :

Il a été dit aussi :
[Il parle du principe de l’Ancien Testament, qu’on trouve en Deutéronome 24]
« Si quelqu’un répudie [divorce de] sa femme,
qu’il lui donne une lettre de divorce ».

Si ce principe de l’Ancien Testament, qu’on trouve en Deutéronome 24, avait encore été en effet, Jésus a manqué une occasion unique de le dire ici ! Si ce passage était encore valide aujourd’hui, alors la véritable herméneutique (la science de l’interprétation biblique) dirait que d’autres enseignements du Livre du Deutéronome devraient aussi être encore en effet aujourd’hui.

Voici quelques-uns de ces autres enseignements :

Deutéronome 15, 12-13   Esclavage

Deutéronome 21, 10-14   Traitement des prisonnières

Deutéronome 21, 15        Polygamie

Deutéronome 21, 18-21   Lapidation des enfants rebelles

Deutéronome 23, 2          Pas d’enfants illégitimes (dixième génération)

Parmi les enseignants bibliques actuels qui disent que Deutéronome 24, 1-4 est toujours valable qui enseigne aussi que ces autres passages du Deutéronome devraient aussi être en effet ? Aucun ! Pourquoi ne le font-ils pas ? Pourquoi Deutéronome 24, 1-4 devrait être toujours valable et aucun des passages ci-dessus ? Parce qu’ils savent que les autres passages allaient avec l’Ancienne Alliance et ont pris fin avec la Nouvelle Alliance !

La pratique de ce principe de l’Ancien Testament de Deutéronome 24, bien que toujours appliquée au temps de Jésus, a été désavouée par Dieu le Père en Jérémie 3 et a pris fin lorsque Jésus a déclaré en Mathieu 5, 32 :

« …Mais Moi, Je vous dis… »

et en Matthieu 18, 8-9 quand Jésus leur a dit :

…« Moïse, à cause de votre dureté de cœur,
vous a permis de répudier vos femmes ;
[principe de l’Ancien Testament]
mais au Commencement
[le Commandement originel de Dieu]
il n’en était pas ainsi !
Et Je vous dis
[principe du Nouveau Testament]
que quiconque répudiera sa femme,
non pour cause de fornication, et en épousera une autre,
commet adultère ;
et celui qui épouse une femme répudiée,
commet adultère. »

Matthieu 18, 8-9

Pour comprendre complètement de quelle façon radicale, claire et concise Jésus a mis fin à l’enseignement mosaïque, nous n’avons qu’à regarder la réponse choquée de Ses disciples. Lorsqu’ils L’entendirent prononcer ces paroles, ils surent que Jésus avait tout simplement ignoré Shammai et Hillel [les deux écoles de pensée rabbiniques de l’époque de Jésus], et avait ensuite complètement fermé la porte au vieux principe mosaïque quand Il leur dit : « Mais Moi, Je vous dis ». En d’autres termes, ce programme est fini, terminé, conclus ! Réalisant cela, et cherchant une solution à la nouvelle information qu’ils venaient de recevoir, les disciples adoptèrent une conclusion peu réaliste : Ses disciples Lui disent :

« Si telle est la condition de l’homme à l’égard de la femme, il ne convient pas de se marier ! »

Qu’est-ce que Jésus leur avait dit pour qu’ils répondent ainsi ? Était-Il simplement d’accord avec Hillel, ou Shammai, ou Moïse ? Si cela avait été le cas, les disciples auraient probablement dit : « Nous le savons déjà ! » Mais au lieu de cela, c’est presque comme s’ils avaient dit : « Tu plaisantes, Seigneur ? Veux-Tu dire que nous sommes coincés à vie ? Veux-Tu dire que tu as refermé la loi du Mariage et du divorce de Moïse ? Si c’est comme ça, il vaut mieux ne jamais se marier ! » Ses disciples savaient que ce que Jésus venait de dire était complètement nouveau, concis, et contraire à tout ce qu’ils avaient connu auparavant. Ils savaient que les vieilles manières mosaïques étaient terminées !!

Notez ce que d’autres commentateurs  (BARNES, sur le Nouveau Testament) ont à dire à propos du principe mosaïque du divorce : « Matthieu 5, 31-32 : Notre Sauveur a ramené le Mariage à son intention originelle… C’est maintenant la Loi de Dieu. Il en était ainsi à l’origine, quand elle a été instituée… Et aucun homme, ou groupe d’hommes -aucune juridiction ou cour, civile ou ecclésiale – n’a le droit d’interférer et de déclarer que le divorce peut être accordé, pour aucune cause. Aucune loi terrestre ne peut fouler aux pieds les lois de Dieu, ou rendre bien ce qu’Il a solennellement déclaré mal. »

En Matthieu 19, 10, lorsque Jésus a dit :

« Mais Moi, Je vous dis… »

on devrait insister sur le mot « Moi ». Cette déclaration exprime l’opinion de Jésus-Christ, telle qu’Il l’a reçue, directement de Son Père. C’est ce qu’Il proclame maintenant être la Loi de Son Royaume. C’est un Commandement de Dieu clair, qui prend le pas sur les enseignants rabbiniques de l’époque et les enseignements de Moïse, depuis lors et pour toujours. La Loi de Moïse avait prodigué l’indulgence, mais cela allait cesser, et la Relation de Mariage était ramenée à l’Intention Originelle de Dieu.

Le commentaire de WELLS sur Matthieu : « Matthieu 5, 31-32 : Aux yeux de Jésus, le Mariage est indissoluble. Par conséquent, celui qui répudie sa femme et lui donne ainsi la possibilité d’épouser un autre homme la fait commettre l’adultère, puisque son premier Mariage est toujours valide aux yeux de Dieu… Quiconque épouse une femme répudiée, commet lui-même l’adultère, puisqu’aux Yeux de Dieu elle est toujours l’épouse du premier mari. »

Matthieu 19, 8