Matthieu 19, 8

Matthieu 19, 8   » clause d’exception  » ?!

En nous appuyant sur une base biblique claire, une compréhension claire de la façon dont l’erreur humaniste a pénétré la doctrine de l’église, nous pouvons maintenant examiner les passages de l’Écriture peu clairs qui ont été utilisés de nos jours pour excuser de manière si véhémente des styles de vie non-bibliques. En partant d’une base claire et cohérente, abordons avec prudence et honnêteté ce que l’on décrit comme “ les versets faisant exception ”. Sont-ils vraiment une exception à ce que nous avons appris jusqu’à maintenant et le contredisent-ils ou s’harmoniseront-ils parfaitement ? Nous savons que la Parole de Dieu ne se contredit jamais ; alors par conséquent, quelle que soit la vérité que nous découvrirons ici, elle devra être en parfait accord avec ce dont nous avons déjà discuté. Mais comment est-ce possible ?

Les passages en question sont :

Matthieu 5, 27-32
Matthieu 19, 5-12
1 Corinthiens 7, 12-16

Le passage de Matthieu 5 a été dit aux disciples.
Le passage de Matthieu 19 a été dit aux pharisiens.
Le passage de 1 Corinthiens 7 a été écrit à l’église de Corinthe.

Mattthieu – écrit aux Juifs. Il est vraiment important de noter que la plupart des érudits sont d’accord : l’évangile de Matthieu a été écrit uniquement aux Juifs pour prouver que Jésus était vraiment le « Promis » – le Messie. Voici trois preuves à l’appui de ce fait :  Nous trouvons en Matthieu, et seulement là la généalogie de Marie et de Joseph, pour prouver aux Juifs que personne d’autre que Jésus-Christ ne pouvait remplir les conditions pour être le Messie promis. Alors que Marc et Luc font de nombreuses références au « Royaume de Dieu », Matthieu est différent. Parce que les Juifs recherchaient un Royaume terrestre, ils ne pouvaient pas comprendre pourquoi Jésus disait la chose suivante :

Mon Royaume n’est pas de ce monde…
Jean 18, 36

Dans l’Évangile de Matthieu, au lieu d’utiliser la même phrase qu’en Marc et Luc – c’est-à-dire « le Royaume de Dieu » – Jésus en parle au moins 23 fois comme du « Royaume des cieux, » rappelant ainsi aux Juifs qu’Il n’était pas venu à ce moment-là pour établir un Royaume terrestre. Beaucoup des prophéties que l’on trouve uniquement en Matthieu se réalisèrent quand Jérusalem fut détruite en 70 après Jésus-Christ, et furent ainsi écrites pour les Juifs en particulier. Si nous comprenons bien ce fait, en abordant les passages de Matthieu, nous trouverons une belle harmonie.

Matthieu a été écrit aux Juifs, Marc aux Romains, Luc aux Grecs.

ll y en a beaucoup aujourd’hui qui croient que l’adultère est un motif de divorce. Mais en étudiant l’Ancien Testament, vous découvrirez que ce n’était jamais le cas ! Sous la loi de Moïse, les adultères étaient lapidés à mort Deutéronome 22, 22-24. Sous la Nouvelle Alliance, Jésus a enseigné le pardon et la repentance. En Jean, au chapitre 8, Jésus a pardonné à la femme prise en flagrant délit d’adultère, quand Il a dit :

Moi non plus, je ne te condamne pas ; va,

– dorénavant ne pèche plus !

Jean 8, 11

Dans l’Encyclopédie Internationale de la Bible Standard [International Standard Bible Encyclopedia, Vol. II, p. 865], M C. CAVERNO dit, dans son article intitulé « Le divorce dans le Nouveau Testament » : « La doctrine scripturaire du divorce dans le Nouveau Testament est très simple. Elle est contenue en Matthieu 19, 3-12. On ne nous demande pas de traiter du divorce dans la législation mosaïque (sic) Deutéronome 24, 1-4. Cela a été traité par Jésus dans la discussion précédente, et Il y a mis fin par son système de religion. Après les Paroles de Jésus à ce sujet, la permission mosaïque de divorce est devenue lettre morte. Elle ne pouvait pas être mise en pratique par Ses disciples. Alors ce divorce de l’Ancien Testament n’est plus maintenant qu’une curiosité antique… Mais ici, comme en de nombreuses autres occasions, le Christ, par delà la promulgation de cette loi, est retourné aux Principes d’Origine, dont la reconnaissance rendait la loi caduque, parce qu’aucune pratique ne pouvait être permise. Ainsi en dispose-t-on de l’Ancien Testament. »

Laissez-moi encore vous rappeler les phrases-clés que Jésus utilise de nombreuses fois :

Vous avez ouï qu’il a été dit…
Mais Moi, Je vous dis…

Matthieu 5, 27-28
…Mais au Commencement il n’en était pas ainsi….
Et Moi, Je vous dis

Matthieu 19, 8b-9

Chaque fois que Jésus disait cette phrase, Il disait en fait : « Oubliez ce que vous pensiez qui était juste avant, quelle qu’en soit la raison. Voici ce que Mon Père et Moi voulions vraiment dire. Cette vérité aujourd’hui prend le pas sur tous les enseignements déformés. »

On trouve d’autres exemples de ceci en Matthieu 5, 21-22 et 27-28. Le premier enseignement clarifiait ce qui constituait un meurtre. Ensuite, Il explicitait ce que Dieu pensait vraiment :

Mais Moi, Je vous dis [encore cette même expression]

que quiconque se met en colère légèrement contre son frère

sera passible du jugement…

Matthieu 5, 22

Jésus a approfondi la vérité en disant que l’on n’a pas besoin de tuer physiquement une personne pour être un meurtrier, car comme il a pensé dans son cœur, tel il est. Proverbes 23, 7

Jean va plus loin dans l’interprétation de ce passage :

Quiconque hait son frère est un meurtrier…
1 Jean 3, 15

À partir du sens de l’Ancien Testament, qui se réfère à l’acte physique, un nouveau sens, plus profond, a pris effet lorsque Jésus a dit :

« Mais Moi, Je vous dis… ».

Le concept de meurtre n’était plus juste un acte physique. Au lieu de cela, haïr son frère dans son cœur équivaut à un meurtre aux Yeux de Dieu. Ce n’est plus simplement un acte extérieur, mais cela implique maintenant une attitude intérieure. Encore une fois, en Matthieu 5, 27, Jésus dit :

« Vous avez ouï qu’il a été dit : tu ne commettras pas adultère »
[Principe de l’Ancien Testament]

On peut l’interpréter ainsi : « N’ayez pas de relations sexuelles hors mariage – ou n’y pensez même pas ! » Jésus dit au verset 28 :

…quiconque regarde une femme pour la convoiter,
a déjà commis adultère avec elle dans son cœur.
Matthieu 5, 28

Par ces paroles nous savons que l’adultère n’est pas tant un acte physique qu’une attitude de cœur. [Principe du Nouveau Testament] Par ces éclaircissements, Jésus instituait un retour au Plan Originel de Dieu. Quand Jésus-Christ est venu, la Parole de Dieu dit qu’Il était la Révélation complète de Dieu.

En Jean, au chapitre 14, Jésus a dit :

…Celui qui M’a vu, a vu le Père…
Jean 14, 9

Et en Apocalypse 1, Il dit :

Je suis l’Alpha et l’Oméga, le Commencement et la Fin

La pleine Lumière de la Volonté parfaite de Dieu a été donnée à l’église du Nouveau Testament. Dieu, par Jésus-Christ, a établi les Règles de Son Royaume et a envoyé l’Esprit Saint pour les graver sur les Tables de Chair de nos coeurs. Le Seigneur a dit que dès lors c’était une nouvelle Dispensation. Écoutez Paul, à qui le Seigneur a révélé la Nouvelle Alliance, par Révélation divine, tandis qu’il était dans le désert

…nous vous annonçons que de ces choses vaines,

vous vous tourniez vers le Dieu vivant…
lequel dans les générations passées [au temps de l’Ancien Testament]
a laissé [en grec eaw qui signifie permettre, autoriser ]…
Actes 14, 15-16

Paul dit que jusqu’alors Dieu a traité les nations différemment. Il a laissé des choses passer… Savez-vous ce que cela signifie quand un père dit à son fils : « Pour cette fois je laisse passer. » ? Cela veut dire que pour le moment il n’en tiendra pas compte, mais qu’un temps viendra où il saura à quoi s’en tenir, et alors attention ! Au chapitre 14 des Actes des Apôtres, Paul a dit aux hommes de Lystre :

[Dieu] a laissé toutes les nations marcher dans leurs propres voies…

Dans les Actes encore, Paul délivrait aux Athéniens à l’Aéropage le message de la Nouvelle Alliance :

Dieu donc, ayant passé par-dessus les temps de l’ignorance, ordonne maintenant
Actes 17, 30

Quand est ce maintenant ? C’est depuis que Jésus-Christ est venu et que le Saint Esprit a été donné pour demeurer en chaque personne qui, par la repentance et la foi, choisit de Le suivre. Maintenant la pleine Révélation de Dieu est venue à nous par Jésus-Christ.

[Dieu] ordonne maintenant…
Non pas demande, ou suggère, mais :

[Dieu] ordonne maintenant aux hommes…

Est-ce universel ?

…que tous, en tous lieux…

C’est là, clair comme de l’eau de roche. Et qu’est-ce que Dieu commande à « tous, en tous lieux » de faire aujourd’hui ?

Dieu ordonne maintenant aux hommes

que tous, en tous lieux, ils se repentent

Que veut dire se repentir ? La version de la Bible Amplifiée est encore plus forte :

Dieu donc, il est vrai, a ignoré et laissé passer les temps [anciens] de l’ignorance,
mais maintenant Il accuse tous, en tous lieux,
pour qu’ils se repentent !
[changent leur pensée en une meilleure et s’amendent sincèrement,
en abhorrant leurs péchés passés]

Ce mot se repentir est l’un des mots les plus utilisés mais les moins compris du vocabulaire chrétien aujourd’hui. C’est à cause de cette incompréhension que tant d’hommes vivent encore par un enseignement de l’Ancien Testament, conçu par Moïse, par nécessité et concession pour un peuple qui ne voulait pas obéir aux Lois éternelles de Dieu. En Matthieu 19, Jésus a parlé aux dirigeants juifs d’une nouvelle norme. Nous étudierons ce mot-clé en détail plus loin.

DEUXIÈME  » EXCEPTION  »  Matthieu 19, 8-9

 

A. Les fausses interprétations 

B. Examen du mot porneia : fornication

C. Comparaison des Écritures

Il leur dit :
« Moïse, à cause de votre dureté de cœur, vous a permis de répudier vos femmes ;
mais au commencement il n’en était pas ainsi.
Et Je vous dis que quiconque répudiera sa femme,
non pour cause de fornication, et en épousera une autre,
commet adultère ;
et celui qui épouse une femme répudiée,
commet adultère. »
Matthieu 19, 8-9

Notez la grande similitude entre ces versets et ceux de Marc et Luc. Afin de voir comment ils se ressemblent, récrivons-les ici. Ôtons les “clauses d’exception” pour voir s’ils s’accordent avec ceux sur lesquels nous avons bâti notre base scripturaire jusqu’à présent. Voici ces mêmes versets, en ayant simplement ôté la partie concernant l’exception :

Mais Moi, Je vous dis que quiconque répudiera sa femme…
la fait commettre adultère ;
et quiconque épousera une femme répudiée,
commet adultère.
Matthieu 5, 32
Et Je vous dis que quiconque répudiera sa femme…
et en épousera une autre, commet adultère ;
et celui qui épouse une femme répudiée,
commet adultère.
Matthieu 19, 9

N’est-ce pas surprenant ?! Pas de contradictions ! Le seul problème est de décider de ce que l’expression « si ce n’est pour cause de fornication » signifie réellement.

  Les fausses interprétations 

 

Par exemple, le mot grec porneia en Matthieu 5, 32 et Matthieu 19, 9 est traduit par :

fornication

manque de chasteté

La traduction du mot porneia  impliquerait que toute personne est mariée – jusqu’à ce qu’il ou elle découvre que son conjoint a manqué de chasteté ou fait preuve d’immoralité. À ce moment-là, cette personne a le droit, non seulement de divorcer, mais aussi d’épouser une autre personne. La déduction logique qui s’ensuit est que Dieu approuve le divorce et approuvera donc le remariage avec un autre individu !? C’est ce que certains ont enseigné à partir de ces versets de Matthieu, en utilisant Deutéronome 24, 1-4 pour étayer cette thèse. Ils enseignent même que, si un mari ou une femme ne comble pas les désirs et impulsions sexuelles de son conjoint, cela constitue une “ fornication inversée”  et est un motif de divorce, qui justifie un remariage. La base scripturaire inappropriée utilisée pour justifier cet enseignement tordu de la fornication inversée est 1 Corinthiens 7, 3-4 :

Que le mari rende à la femme ce qui lui est dû,
et pareillement aussi la femme au mari.
La femme ne dispose pas de son propre corps, mais le mari ;
et pareillement aussi le mari ne dispose pas de son propre corps,
mais la femme.
1 Corinthiens 7, 3-4

 Certains enseignent même que l’impuissance (un manque de pouvoir sexuel) est un motif de divorce, et une justification de remariage. Considérer cette vision de l’impuissance comme un motif de divorce, est effrayant ! Analysons maintenant l’interprétation moderne selon laquelle l’expression « si ce n’est pour cause de fornication » signifie ceci : si mon conjoint se retrouve impliqué dans toute forme d’impureté morale, j’ai des motifs en accord avec l’Écriture pour divorcer et épouser quelqu’un d’autre. Je n’y suis pas obligé, mais cette expression m’en donne le droit. D’abord,il n’y a pas de parole de l’Écriture qui dise que l’adultère est un motif de divorce. Dans l’Ancien Testament, un adultère était lapidé à mort. Dans le Nouveau Testament, Jésus a pardonné à la femme prise en flagrant délit d’adultère. Mais, remarquez sur quelle base il fonde le pardon :

« Va et ne pèche plus »

– c’est-à-dire arrête !

Jésus n’a jamais toléré le péché ; Il a promis de pardonner le péché, seulement si nous arrêtons de pécher. Jésus n’a jamais sauvé un homme dans ses péchés, mais de ses péchés. 1 Jean, 5-7 nous dit que sans véritable repentance, aucun péché ne sera effacé. Mais quel est le vrai sens scripturaire du mot fornication ?